Simca 1000 Rallye : la sportive populaire oubliée

Dans cet article

  • La Simca 1000 Rallye, produite de 1970 à 1978, reste l’une des sportives françaises les plus accessibles du marché collection
  • Les cotes varient de 8 000 à 25 000 € selon la version (Rallye 1, Rallye 2 ou Rallye 3)
  • Son moteur Poissy arrière développe entre 60 et 103 ch pour un poids plume de 750 à 810 kg
  • Le budget restauration complète se situe entre 10 000 et 20 000 € selon l’état de départ et la version visée
  • La corrosion des longerons et du plancher constitue le point de contrôle n°1 avant tout achat
  • Un réseau de passionnés et de fournisseurs spécialisés assure encore la disponibilité de 85 % des pièces courantes

L’histoire de la Simca 1000 Rallye : de la berline populaire à la sportive de poche

Quand je repense aux premières voitures qui ont traversé mon atelier dans les années 1990, la Simca 1000 Rallye figure parmi celles qui m’ont le plus marqué. Cette petite sportive française, née de la volonté de Simca de dynamiser l’image de sa berline populaire, représente à mes yeux l’un des meilleurs rapports plaisir/prix du marché des anciennes. Pourtant, elle reste étrangement méconnue du grand public, éclipsée par les Alpine et autres sportives de collection plus médiatisées.

L’aventure commence en 1961 avec la Simca 1000 de base, une berline compacte à moteur arrière inspirée de la Fiat 128. La marque de Poissy, alors dirigée par Henri Pigozzi puis rachetée par Chrysler en 1963, cherche à séduire une clientèle jeune et sportive. En 1970, la première Simca 1000 Rallye sort des chaînes de Poissy. Elle se distingue de la berline par ses bandes latérales caractéristiques, son capot noir mat et surtout un moteur retravaillé par l’ingénieur Carlo Abarth, dont l’expertise en préparation de petits moteurs n’est plus à démontrer.

Le contexte est propice : les coupes de marque connaissent un succès populaire énorme en France. La Coupe Simca, lancée dès 1968, attire des milliers de jeunes pilotes qui découvrent la compétition à moindre coût. La Rallye devient la voiture de référence de ces épreuves et forge sa légende sur les circuits français. De nombreux pilotes professionnels y ont fait leurs premières armes, dont certains qui ont ensuite brillé en rallye international.

Le moteur Poissy arrière avec ses deux carburateurs Weber, signature de la Rallye 2
Le moteur Poissy arrière avec ses deux carburateurs Weber, signature de la Rallye 2

La production s’étale sur huit années, de 1970 à 1978, avec trois versions successives qui montent en puissance. Au total, Simca a produit environ 25 000 exemplaires toutes versions confondues, un chiffre modeste qui explique en partie la rareté croissante de ces voitures sur le marché.

Les trois versions Rallye : motorisations, performances et différences

Dans mon atelier, j’ai restauré les trois versions de la Rallye, et chacune possède son caractère propre. Il est essentiel de bien les distinguer avant de se lancer dans un achat, car les différences sont significatives tant en termes de performances que de valeur.

Caractéristique Rallye 1 (1970-1972) Rallye 2 (1972-1976) Rallye 3 (1978)
Cylindrée 1 294 cm³ 1 294 cm³ 1 294 cm³
Puissance 60 ch à 5 600 tr/min 82 ch à 6 000 tr/min 103 ch à 6 800 tr/min (prépa SRT)
Poids 750 kg 780 kg 810 kg
Rapport poids/puissance 12,5 kg/ch 9,5 kg/ch 7,9 kg/ch
Vitesse max 152 km/h 175 km/h 188 km/h
0 à 100 km/h 15,5 s 10,8 s 8,9 s
Production estimée ~10 000 ~13 000 ~1 800
Cote moyenne 2026 8 000 – 14 000 € 12 000 – 20 000 € 18 000 – 25 000 €

La Rallye 1 reprend le bloc Poissy Type 315 porté à 1 294 cm³ avec un taux de compression relevé et un carburateur simple corps Solex. C’est la version la plus sage, mais son poids plume de 750 kg lui confère déjà un comportement joueur. Je la recommande souvent aux débutants en collection : elle est plus facile à entretenir et moins nerveuse que ses grandes sœurs.

La Rallye 2, arrivée en 1972, marque un vrai saut qualitatif. Le moteur reçoit un arbre à cames retravaillé, un double carburateur Weber 36, un collecteur d’admission spécifique et un échappement optimisé. Le résultat est spectaculaire : 82 ch qui propulsent cette plume à 175 km/h. C’est la version que je préfère restaurer ; elle offre le meilleur équilibre entre performances, disponibilité des pièces et plaisir de conduite.

La Rallye 3, ultime évolution sortie en 1978, est la plus rare et la plus recherchée. Préparée par le département SRT (Simca Racing Team), elle développe 103 ch grâce à des modifications profondes : culasse travaillée, double carburateur Weber 40, allumage électronique et rapport de pont court. Avec moins de 1 800 exemplaires produits, c’est une pièce de collection rare dont la cote ne cesse de grimper.

Cote actuelle et évolution du marché collection

Le marché de la Simca 1000 Rallye a connu une progression régulière ces dix dernières années. Quand j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement dans les années 2000, on trouvait des Rallye 2 en bon état pour 3 000 à 5 000 €. Aujourd’hui, les prix ont triplé, voire quadruplé pour les meilleurs exemplaires.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. D’abord, la nostalgie d’une génération qui a grandi avec ces voitures dans les années 1970 et qui dispose maintenant du budget pour s’offrir celle de ses rêves. Ensuite, la raréfaction naturelle : beaucoup de Rallye ont terminé en compétition ou ont rouillé dans des granges. Enfin, la tendance générale du marché qui valorise les petites voitures anciennes sportives et accessibles.

Pour évaluer correctement une Simca 1000 Rallye, je vous conseille de vérifier systématiquement le numéro de série sur la plaque constructeur (à droite dans le compartiment moteur) et de le croiser avec le type mines inscrit sur la carte grise. Les Rallye 1 portent le type mines AF2, les Rallye 2 le type AH2 et les Rallye 3 le type AK2. Une Simca 1000 de base « déguisée » en Rallye est un piège classique que je rencontre encore régulièrement.

Une rare Rallye 3 blanche exposée lors d'un rassemblement de voitures anciennes
Une rare Rallye 3 blanche exposée lors d’un rassemblement de voitures anciennes

Les événements de collection constituent d’excellents endroits pour trouver et évaluer ces voitures. J’ai repéré plusieurs belles Rallye lors du salon Époqu’Auto à Lyon, et les rassemblements comme la Traversée de Paris permettent de voir ces petites sportives en action.

Guide d’achat : les points de contrôle essentiels avant d’acheter

Après avoir examiné des dizaines de Simca 1000 Rallye dans mon atelier, je peux vous dresser la liste des points critiques à vérifier absolument avant de sortir le chéquier. Cette voiture est robuste mécaniquement, mais sa carrosserie en tôle fine est son talon d’Achille.

La corrosion est l’ennemi numéro un. Commencez toujours par examiner les longerons avant et arrière : passez la main dessous, cherchez les boursouflures, tapez légèrement avec un petit marteau. Un longeron percé peut coûter entre 1 500 et 3 000 € de réparation en tôlerie. Inspectez ensuite le plancher, les passages de roue, les bas de caisse et le bac de roue de secours à l’avant. Sur les Rallye, le compartiment moteur arrière retient l’humidité et accélère la corrosion des tôles environnantes.

Côté mécanique, le moteur Poissy est réputé solide. Vérifiez la pression d’huile à chaud (minimum 2 bars à 2 000 tr/min), l’absence de fumée bleue à l’échappement et le jeu aux soupapes. Sur les Rallye 2 et 3, les carburateurs Weber nécessitent un réglage précis : un moteur qui hésite à l’accélération ou qui cale au ralenti indique souvent un simple besoin de réfection des carburateurs, une opération que je facture environ 350 € pièces comprises.

La boîte de vitesses à quatre rapports est un point à surveiller. Testez chaque rapport, en particulier la seconde qui s’use prématurément si la voiture a été utilisée en compétition. Un craquement au passage de vitesse signale des synchros fatigués. La réfection complète de la boîte revient entre 800 et 1 200 €.

N’oubliez pas de vérifier la suspension arrière : le train arrière à essieu rigide avec ressorts hélicoïdaux est simple mais efficace. Contrôlez l’état des silentblocs et des amortisseurs. Sur une voiture qui a fait de la compétition, les points d’ancrage du train arrière peuvent présenter des fissures de fatigue qu’il faut impérativement détecter.

Restauration : budget, étapes et conseils pratiques

La restauration d’une Simca 1000 Rallye est un projet tout à fait réalisable pour un amateur éclairé. La mécanique est accessible, la carrosserie est simple et les pièces sont encore disponibles. Voici comment je structure une restauration type dans mon atelier.

La première étape consiste toujours à démonter intégralement la voiture et à réaliser un inventaire précis. Je catalogue chaque pièce, note son état et estime le coût de remplacement ou de rénovation. Cette phase dure généralement une semaine et permet d’établir un budget réaliste.

La carrosserie représente souvent le poste le plus lourd. Sur une Rallye en état moyen, comptez entre 4 000 et 8 000 € de tôlerie et peinture. La couleur d’origine est un critère important pour la valeur de revente : les Rallye 1 étaient proposées en jaune Acapulco ou rouge Inca ; les Rallye 2 en rouge, orange ou vert ; les Rallye 3 exclusivement en blanc. Je recommande toujours de restaurer dans la teinte d’origine, vérifiable grâce au code couleur sur la plaque constructeur.

La réfection mécanique complète (moteur, boîte, freins, suspension, direction) représente un budget de 3 000 à 6 000 € selon l’état de départ. Le moteur Poissy se reconstruit facilement : les chemises, pistons et segments sont encore fabriqués. Un échange standard de vilebrequin rectifié coûte environ 400 €. Pour la Rallye 2, la réfection des deux carburateurs Weber est indispensable et coûte environ 700 € avec les kits complets.

L’intérieur est le poste le plus économique. Les sièges baquets spécifiques aux Rallye se retapissent pour 600 à 900 € la paire. Le tableau de bord, spécifique avec ses compteurs ronds, se restaure facilement. Les moquettes et garnitures de portes sont reproduites par plusieurs fournisseurs spécialisés. Conformément aux dispositions du Code de la route relatives aux véhicules de collection, la carte grise collection dispense du contrôle technique périodique pour les véhicules de plus de trente ans, ce qui simplifie l’usage de ces petites sportives.

Restauration en cours d'une Rallye 2 : la caisse nue révèle l'état réel de la tôlerie
Restauration en cours d’une Rallye 2 : la caisse nue révèle l’état réel de la tôlerie

Pièces détachées et réseau de spécialistes

L’un des atouts majeurs de la Simca 1000 Rallye en collection, c’est la disponibilité des pièces. Contrairement à certaines sportives exotiques où la moindre pièce devient un casse-tête, la Rallye bénéficie d’un écosystème de fournisseurs actif et passionné.

Le principal fournisseur en France est Guy Verrier, installé dans le Var, qui propose un catalogue de plusieurs milliers de références spécifiques aux Simca 1000 et dérivées. Son stock couvre environ 85 % des besoins courants. Pour les pièces de carrosserie, Simca Passion propose des panneaux de réparation (longerons, planchers, passages de roue) fabriqués à neuf à des tarifs raisonnables.

Le Club Simca France, fondé en 1985, est une ressource incontournable. Avec plus de 800 membres actifs, il organise des rassemblements, publie une revue technique trimestrielle et maintient une base de données des numéros de série. L’adhésion annuelle (environ 45 €) donne accès à un réseau d’entraide précieux et à des tarifs négociés chez certains fournisseurs.

Pour les pièces de compétition ou de préparation, le réseau est plus restreint mais il existe. Les arbres à cames de préparation, les collecteurs d’échappement tubulaires et les kits carburateurs se trouvent encore chez des préparateurs spécialisés. J’ai mes adresses que je partage volontiers avec mes clients, car dans ce milieu, la solidarité entre passionnés fait toute la différence.

En ce qui concerne les pneus, le format d’origine (145 SR 13) est encore fabriqué par Michelin (XAS) et Vredestein. Comptez environ 120 € par pneu pour des Michelin XAS, un investissement justifié par leur look d’époque et leur tenue de route adaptée au caractère de la voiture.

Entretien courant et plaisir d’utilisation au quotidien

La Simca 1000 Rallye est une voiture qui se prête parfaitement à une utilisation régulière. Contrairement aux idées reçues, rouler avec une ancienne sportive ne signifie pas passer plus de temps sous le capot que derrière le volant, à condition de respecter un entretien rigoureux.

L’entretien courant est simple et économique. La vidange moteur se fait tous les 5 000 km avec une huile minérale 20W50 (environ 25 € les 4 litres). Le réglage des soupapes, indispensable tous les 10 000 km sur ces moteurs à poussoirs mécaniques, prend une heure à un mécanicien expérimenté. Les bougies Champion N9Y se remplacent pour moins de 20 €. L’ensemble des filtres (huile, air, essence) coûte environ 40 € et se change en trente minutes.

Le système de freinage mérite une attention particulière. Les Rallye 1 sont équipées de freins à tambour aux quatre roues, tandis que les Rallye 2 et 3 reçoivent des disques à l’avant. Dans les deux cas, je recommande une purge complète du circuit tous les deux ans et un remplacement des flexibles tous les cinq ans. Le liquide de frein DOT 4 absorbe l’humidité et perd son efficacité ; c’est un point de sécurité que je ne néglige jamais.

En termes de plaisir de conduite, la Rallye offre des sensations uniques. Son moteur arrière lui confère un comportement très vif en entrée de virage, presque joueur. La direction est directe, le levier de vitesses précis et la sonorité du petit moteur Poissy poussé dans les tours est un régal. Sur les petites routes de campagne, à des vitesses parfaitement légales, cette voiture de 750 kg procure plus de plaisir que bien des sportives modernes. C’est d’ailleurs ce qui en fait une candidate idéale pour les événements comme le Grand Prix de l’Âge d’Or à Dijon ou les Dix Mille Tours du Castellet.

La consommation reste raisonnable : comptez entre 7 et 9 litres aux 100 km en usage mixte pour une Rallye 2, un peu plus si vous exploitez régulièrement les hauts régimes. Le réservoir de 37 litres offre une autonomie d’environ 400 km, suffisante pour les balades dominicales et les rallyes touristiques.

Héritage sportif : la Simca 1000 Rallye en compétition

On ne peut pas parler de la Simca 1000 Rallye sans évoquer son palmarès en compétition, car c’est sur les circuits et dans les spéciales de rallye qu’elle a forgé sa légende. La Coupe Simca, créée en 1968, a été l’une des premières coupes de marque accessibles en France, et elle a révélé de nombreux talents.

Le principe était simple : des voitures strictement identiques, préparées selon un cahier des charges précis par le département SRT, s’affrontaient sur les circuits français. Les engagements étaient accessibles (quelques milliers de francs par course), et la formule attirait des centaines de participants chaque saison. Des pilotes comme Jean-Louis Bousquet ou Guy Fréquelin, futur champion du monde des rallyes, y ont fait leurs premiers tours de roue en compétition.

En rallye, la Simca 1000 Rallye s’est illustrée en catégorie Groupe 2 et Groupe 5. Sa légèreté et son moteur arrière lui conféraient un avantage décisif sur les routes sinueuses et les spéciales enneigées. Au Championnat de France des rallyes, elle a régulièrement battu des voitures plus puissantes grâce à son agilité et à la bravoure de ses pilotes.

Aujourd’hui, la Simca 1000 Rallye connaît une seconde vie en compétition historique. Elle est éligible dans de nombreuses catégories VHC (Véhicules Historiques de Compétition) et on la retrouve régulièrement sur les grilles de départ des épreuves du Le Mans Classic et de l’Oldtimer Grand Prix au Nürburgring. Son engagement en compétition historique reste abordable comparé à une Porsche 911 ou une Alpine A110 : comptez environ 5 000 à 8 000 € pour préparer une Rallye 2 aux normes VHC, hors coût d’achat de la voiture.

Pour les amateurs de compétition, la Rallye 3 avec son moteur SRT de 103 ch est évidemment la plus recherchée. Mais je conseille souvent à mes clients de partir sur une Rallye 2 préparée, moins chère à l’achat et à l’entretien, tout aussi efficace en catégorie appropriée et surtout moins « précieuse » en cas de sortie de route. Car c’est aussi ça, l’esprit Rallye : oser attaquer sans avoir peur d’abîmer un objet de musée.

À retenir

  • Vérifiez systématiquement le numéro de type mines (AF2, AH2 ou AK2) pour confirmer l’authenticité de la version Rallye
  • Inspectez les longerons, le plancher et les passages de roue en priorité : la corrosion est le principal poste de dépense en restauration
  • Prévoyez un budget total de 15 000 à 35 000 € (achat + restauration) pour une Rallye 2 en état concours
  • Adhérez au Club Simca France avant d’acheter : le réseau de passionnés est une mine d’informations et de bons plans
  • Privilégiez une voiture avec son moteur d’origine et sa couleur de naissance pour maximiser la valeur patrimoniale

Questions fréquentes


Quel est le prix d’une Simca 1000 Rallye en bon état en 2026 ?

En 2026, une Simca 1000 Rallye 1 en bon état se négocie entre 8 000 et 14 000 €. La Rallye 2, plus recherchée, se situe entre 12 000 et 20 000 €. La rare Rallye 3 atteint 18 000 à 25 000 € pour un exemplaire authentique et bien entretenu. Les voitures avec historique de compétition documenté ou restauration professionnelle récente peuvent dépasser ces fourchettes de 20 à 30 %.


La Simca 1000 Rallye est-elle fiable au quotidien ?

Oui, à condition de respecter un entretien régulier. Le moteur Poissy est réputé pour sa robustesse et sa simplicité mécanique. Avec des vidanges tous les 5 000 km, un réglage des soupapes tous les 10 000 km et une attention particulière au circuit de freinage, la Rallye se conduit sans souci au quotidien. La mécanique est accessible à tout bricoleur un peu outillé, ce qui limite les frais d’entretien à quelques centaines d’euros par an.


Quelles sont les différences entre la Rallye 1, la Rallye 2 et la Rallye 3 ?

La Rallye 1 (1970-1972) développe 60 ch avec un carburateur simple corps. La Rallye 2 (1972-1976) passe à 82 ch grâce au double carburateur Weber et à un arbre à cames spécifique, avec des freins à disque à l’avant. La Rallye 3 (1978), préparée par le département SRT, atteint 103 ch avec une culasse retravaillée et un allumage électronique. Seuls 1 800 exemplaires de la Rallye 3 ont été produits, ce qui en fait la version la plus rare et la plus cotée.


Où trouver des pièces détachées pour une Simca 1000 Rallye ?

Le principal fournisseur français est Guy Verrier dans le Var, qui couvre environ 85 % des besoins courants. Simca Passion propose des panneaux de carrosserie neufs. Le Club Simca France, avec ses 800 membres, facilite les échanges de pièces entre passionnés. Pour les pièces mécaniques courantes (filtres, bougies, plaquettes), les équipementiers classiques comme Valeo ou Ferodo référencent encore les composants compatibles.


La Simca 1000 Rallye peut-elle participer à des compétitions historiques ?

Absolument. La Simca 1000 Rallye est éligible en catégorie VHC (Véhicules Historiques de Compétition) et participe régulièrement aux épreuves de rallye et de circuit historiques en France et en Europe. Le budget pour préparer une Rallye 2 aux normes VHC se situe entre 5 000 et 8 000 €, hors coût d’achat. C’est l’une des portes d’entrée les plus accessibles en compétition historique, tant par le prix que par la simplicité de la préparation.


Comment vérifier l’authenticité d’une Simca 1000 Rallye ?

Le moyen le plus fiable est de vérifier le numéro de type mines sur la carte grise : AF2 pour la Rallye 1, AH2 pour la Rallye 2 et AK2 pour la Rallye 3. Croisez cette information avec la plaque constructeur située dans le compartiment moteur, qui indique également le code couleur d’origine. Le Club Simca France tient un registre des numéros de série qui permet de retracer l’historique d’un exemplaire donné. Méfiez-vous des Simca 1000 de base déguisées en Rallye avec des bandes et un capot noir ; le numéro de type mines ne ment jamais.


Philippe Moreau
Philippe Moreau

Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.