Ancienne voiture de course : 8 légendes à collectionner

Depuis vingt-cinq ans, je restaure des voitures anciennes dans mon atelier près de Lyon, et je peux vous assurer qu’aucune catégorie ne suscite autant de passion que l’ancienne voiture de courses. Ces machines ont écrit l’histoire de l’automobile sur les circuits du monde entier, et les collectionner aujourd’hui revient à posséder un morceau vivant de patrimoine mécanique. Je vous propose un tour d’horizon complet des modèles mythiques, des critères d’achat et des précautions indispensables avant de vous lancer.

Dans cet article

  • Les 8 voitures de course anciennes les plus recherchées par les collectionneurs, de la Jaguar Type D à la Lancia Stratos
  • Le budget d’entrée pour une ancienne voiture de courses démarre autour de 30 000 € pour un modèle accessible et dépasse le million pour les icônes absolues
  • Les 3 courses mythiques (Le Mans, Mille Miglia, Targa Florio) qui ont forgé la légende de ces véhicules
  • Un tableau comparatif des 8 modèles avec cotes indicatives, années de production et motorisations
  • Les 5 points de contrôle essentiels avant tout achat : châssis, historique, matching numbers, homologation et état mécanique
  • Les démarches administratives pour obtenir une carte grise collection et rouler en compétition historique

Les 8 légendes de la course automobile à collectionner

Quand on parle d’ancienne voiture de courses, certains modèles reviennent systématiquement dans les conversations entre passionnés. J’ai eu la chance d’en restaurer plusieurs au fil des années, et chacune possède une personnalité mécanique unique. Voici les huit modèles que je considère comme incontournables pour tout collectionneur sérieux.

1. Jaguar Type D (1954-1957)

Triple vainqueur des 24 Heures du Mans entre 1955 et 1957, la Jaguar Type D est un chef-d’œuvre aérodynamique signé Malcolm Sayer. Son six cylindres en ligne de 3,4 litres développait environ 250 chevaux, une puissance considérable pour l’époque. J’ai restauré un exemplaire il y a quelques années : la qualité de construction britannique impressionne encore aujourd’hui. La cote dépasse largement les 5 millions d’euros pour un exemplaire authentique.

2. Ford GT40 (1964-1969)

Née de la rivalité entre Henry Ford II et Enzo Ferrari, la GT40 a dominé Le Mans quatre années consécutives de 1966 à 1969. Son V8 américain de 4,7 litres (puis 7 litres sur la Mk II) délivrait une puissance brute incomparable. C’est l’une des voitures de course les plus recherchées au monde, avec des transactions dépassant régulièrement les 10 millions d’euros.

3. Porsche 911 RSR 2.8 (1973)

La 911 RSR incarne la philosophie Porsche poussée à l’extrême pour la compétition. Son flat-six de 2,8 litres développait 300 chevaux dans un châssis allégé à 900 kg. Si vous cherchez une ancienne voiture de rallye polyvalente, les dérivés de la 911 constituent un excellent point d’entrée dans l’univers Porsche compétition, avec des modèles accessibles à partir de 150 000 € pour les versions moins exclusives.

4. Ferrari 250 GTO (1962-1964)

Avec seulement 36 exemplaires produits, la 250 GTO est le Saint-Graal de la collection automobile. Son V12 Colombo de 3 litres, sa ligne dessinée par Bizzarrini et son palmarès en compétition GT en font la voiture la plus chère jamais vendue aux enchères : plus de 48 millions de dollars en 2018. On entre ici dans le domaine de l’art automobile pur.

La Ferrari 250 GTO, considérée comme la voiture de course la plus mythique et la plus précieuse au monde
La Ferrari 250 GTO, considérée comme la voiture de course la plus mythique et la plus précieuse au monde

5. Lancia Stratos HF (1973-1978)

La Stratos est la première voiture conçue exclusivement pour le rallye. Avec son V6 Ferrari Dino de 2,4 litres en position centrale arrière et son design signé Bertone, elle a remporté trois championnats du monde des rallyes consécutifs. J’ai eu l’occasion d’en examiner plusieurs dans mon atelier : la mécanique est relativement accessible pour un restaurateur expérimenté. Comptez entre 400 000 et 700 000 € selon l’état et l’historique.

6. Alpine A110 Berlinette (1961-1977)

L’Alpine A110 est la fierté française de la compétition. Légère (moins de 700 kg), agile et équipée d’un moteur Renault Gordini poussé jusqu’à 1 800 cm³, elle a dominé le rallye Monte-Carlo à plusieurs reprises. C’est aussi l’une des anciennes voitures de courses les plus accessibles : on trouve encore des exemplaires restaurés entre 80 000 et 180 000 €. Si vous appréciez les voitures sportives anciennes pas chères, l’Alpine A110 mérite votre attention.

7. Shelby Cobra 427 (1965-1967)

Carroll Shelby a pris un châssis léger AC Ace britannique et y a greffé un V8 Ford de 7 litres. Le résultat : une bombe routière et une redoutable concurrente en compétition GT. La Cobra 427 reste l’un des modèles américains les plus convoités, avec des cotes oscillant entre 1 et 3 millions d’euros pour les exemplaires authentiques. Attention aux très nombreuses répliques sur le marché.

8. BMW 3.0 CSL « Batmobile » (1971-1975)

Surnommée « Batmobile » en raison de ses appendices aérodynamiques spectaculaires, la BMW 3.0 CSL a dominé le Championnat d’Europe des voitures de tourisme. Son six cylindres en ligne de 3,2 litres, associé à un châssis allégé grâce à l’aluminium, en faisait une arme redoutable sur circuit. Pour les amateurs de la marque bavaroise, je recommande aussi de découvrir la BMW M3 ancienne, héritière directe de cet esprit compétition.

Quelle est la voiture de course mythique par excellence ?

Si je devais n’en retenir qu’une seule, ce serait la Ferrari 250 GTO. Non pas uniquement pour sa valeur marchande astronomique, mais pour ce qu’elle représente dans l’histoire de la compétition automobile. Conçue sous la direction de l’ingénieur Giotto Bizzarrini, elle combinait un moteur V12 de 300 chevaux, un châssis tubulaire d’une rigidité exemplaire et une aérodynamique travaillée en soufflerie.

Son palmarès en compétition GT est sans égal : championnat du monde GT en 1962, 1963 et 1964, victoires de classe au Mans, au Nürburgring et à Sebring. Chaque exemplaire a couru, chaque exemplaire porte les cicatrices de la compétition. C’est cette authenticité qui en fait, à mes yeux de restaurateur, la voiture de course mythique absolue. Selon la fiche Wikipedia de la Ferrari 250 GTO, seuls 36 exemplaires ont quitté l’usine de Maranello, ce qui explique une rareté devenue légendaire.

Cela dit, le terme « mythique » est subjectif. Pour un amateur de sport prototype, la Porsche 917 détient probablement ce titre. Pour un passionné de rallye, la Lancia Stratos n’a pas d’équivalent. L’essentiel est de choisir un modèle qui vous parle personnellement.

L'Alpine A110 Berlinette bleue sur une route de montagne, symbole de l'excellence française en compétition
L’Alpine A110 Berlinette bleue sur une route de montagne, symbole de l’excellence française en compétition

Les premières voitures de course : aux origines de la compétition

L’histoire de la course automobile commence bien avant les prototypes modernes. La première véritable course automobile s’est tenue en 1894, sur le trajet Paris-Rouen, organisée par le journal Le Petit Journal. Les véhicules engagés étaient des automobiles à vapeur et à pétrole, loin des bolides que nous connaissons aujourd’hui. Si le sujet des voitures anciennes à pédale vous intéresse, sachez que certaines reproduisent fidèlement ces pionnières.

Comment s’appellent les voitures de course de cette époque ? On les désignait simplement comme des « automobiles de compétition » ou des « voitures de Grand Prix ». Le terme « monoplace » n’est apparu que dans les années 1920, avec la spécialisation progressive des véhicules. Avant cela, les voitures de course étaient souvent des versions allégées et préparées de modèles de tourisme, pilotées par un conducteur et un mécanicien embarqué.

Parmi les pionnières, je citerais la Mercedes 35 HP de 1901, considérée comme la première automobile moderne de compétition, et les Bugatti Type 35 des années 1920, qui ont remporté plus de 1 000 victoires en compétition. Ces machines étaient construites à la main par des artisans dont le savoir-faire rivalise avec celui des meilleurs ateliers contemporains. Selon les archives de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), les premières réglementations de course ont été formalisées dès 1904.

Les 3 courses mythiques qui ont forgé ces légendes

Une ancienne voiture de courses tire une grande partie de sa valeur de son palmarès. Et trois épreuves se détachent comme les plus prestigieuses de l’histoire :

Les 24 Heures du Mans : créées en 1923, c’est l’épreuve d’endurance par excellence. Elle a vu triompher les plus grandes marques (Ferrari, Porsche, Ford, Jaguar, Bentley) et reste le terrain d’expression ultime pour les voitures de sport. Un palmarès manceau multiplie la valeur d’un véhicule par un facteur considérable. Pour suivre l’actualité des événements automobiles historiques, consultez notre calendrier des salons voiture ancienne 2026.

Les Mille Miglia : cette course de 1 000 miles (environ 1 600 km) à travers l’Italie, disputée entre 1927 et 1957, était la plus dangereuse et la plus romantique des épreuves routières. Aujourd’hui relancée sous forme de rallye de régularité, elle attire les plus belles anciennes voitures de courses du monde chaque printemps.

La Targa Florio : fondée en 1906 en Sicile, c’est la plus ancienne course de voitures de sport au monde. Son parcours de 72 km dans les montagnes des Madonie, avec ses 890 virages, testait homme et machine comme aucune autre épreuve. Les voitures ayant participé à la Targa Florio bénéficient d’une cote particulièrement élevée auprès des collectionneurs italiens.

Comparatif des 8 modèles de course historiques

Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai rassemblé dans ce tableau les caractéristiques essentielles de chaque modèle. Ces cotes sont indicatives et varient considérablement selon l’historique, l’authenticité et l’état de conservation.

Modèle Années Moteur Puissance Cote indicative (€) Rareté
Jaguar Type D 1954-1957 6 cyl. 3,4 L 250 ch 5 000 000+ Très rare (71 ex.)
Ford GT40 1964-1969 V8 4,7/7,0 L 350-485 ch 3 000 000-12 000 000 Très rare (105 ex.)
Porsche 911 RSR 2.8 1973 Flat-6 2,8 L 300 ch 2 000 000-5 000 000 Très rare (49 ex.)
Ferrari 250 GTO 1962-1964 V12 3,0 L 300 ch 40 000 000+ Extrême (36 ex.)
Lancia Stratos HF 1973-1978 V6 2,4 L 275 ch 400 000-700 000 Rare (492 ex.)
Alpine A110 1961-1977 4 cyl. 1,6/1,8 L 125-175 ch 80 000-180 000 Modérée
Shelby Cobra 427 1965-1967 V8 7,0 L 425 ch 1 000 000-3 000 000 Très rare (348 ex.)
BMW 3.0 CSL 1971-1975 6 cyl. 3,2 L 206 ch 200 000-600 000 Rare (1 265 ex.)

Un atelier de restauration spécialisé dans les anciennes voitures de course, où chaque pièce est vérifiée avec soin
Un atelier de restauration spécialisé dans les anciennes voitures de course, où chaque pièce est vérifiée avec soin

Comment acheter une ancienne voiture de courses

L’achat d’une ancienne voiture de courses est un processus qui demande rigueur et patience. En vingt-cinq ans de métier, j’ai vu trop de passionnés se faire piéger par des exemplaires douteux. Voici les 5 points de contrôle que je vérifie systématiquement :

1. L’authenticité du châssis : c’est la base de tout. Le numéro de châssis doit correspondre aux registres du constructeur. Pour les marques prestigieuses comme Ferrari ou Jaguar, des registres officiels existent et sont consultables moyennant une cotisation. Un châssis non authentifié divise la valeur par dix, voire plus.

2. Le « matching numbers » : ce terme désigne la concordance entre les numéros de châssis, de moteur et de boîte de vitesses. Une voiture « matching » vaut significativement plus qu’un exemplaire dont le moteur a été remplacé. Dans mon atelier, je recommande toujours de faire vérifier ces numéros par un expert indépendant avant toute transaction.

3. L’historique documenté : factures d’entretien, résultats de course, photos d’époque, certificats d’authenticité. Plus le dossier est épais, plus la voiture est valorisée. Les ventes aux enchères prestigieuses (RM Sotheby’s, Bonhams, Artcurial) exigent un historique complet.

4. L’état du châssis et de la carrosserie : la corrosion est l’ennemi numéro un. Sur une ancienne voiture de courses, les réparations de châssis après accident sont fréquentes. Un contrôle au marbre et une inspection minutieuse des soudures sont indispensables. Si vous cherchez un garage spécialisé en restauration, privilégiez ceux qui disposent d’un marbre et d’une expérience documentée sur le modèle visé.

5. L’état mécanique : un moteur de course ancien nécessite des réglages spécifiques. Les spécialistes du carburateur pour voitures anciennes sont rares mais indispensables pour obtenir un fonctionnement optimal. Vérifiez l’état des culasses, la compression, l’étanchéité et le jeu aux soupapes.

Pour trouver une voiture de course ancienne à vendre, plusieurs canaux existent : les maisons de ventes aux enchères spécialisées, les salons comme Rétromobile ou Goodwood, les plateformes en ligne dédiées, et le bouche-à-oreille entre collectionneurs. Consultez aussi Le Bon Coin voiture de collection pour les modèles d’entrée de gamme, mais redoublez de vigilance sur l’authenticité.

Budget, entretien et assurance d’une voiture de course de collection

Posséder une ancienne voiture de courses ne se limite pas à l’achat. L’entretien régulier, le stockage adapté et l’assurance représentent des postes budgétaires significatifs qu’il faut anticiper.

L’entretien mécanique d’une voiture de course historique coûte en moyenne entre 3 000 et 15 000 € par an, selon le modèle et l’utilisation. Les pièces détachées sont souvent rares et coûteuses. Pour certains modèles comme la Lancia Stratos, des fabricants spécialisés reproduisent désormais des pièces en petites séries, ce qui facilite la maintenance. Les moteurs doivent être révisés tous les 5 000 à 10 000 km selon leur niveau de préparation.

Le stockage nécessite un local chauffé, ventilé et sécurisé. L’humidité est le pire ennemi des châssis tubulaires et des carrosseries en aluminium. Comptez entre 200 et 500 € par mois pour un box adapté si vous ne disposez pas d’un garage personnel aux normes.

L’assurance collection est paradoxalement moins chère qu’une assurance classique pour un véhicule de valeur équivalente, car le kilométrage annuel est limité et le profil du conducteur généralement expérimenté. Les contrats spécialisés proposent une valeur agréée (et non vénale), ce qui protège le propriétaire en cas de sinistre. Comptez entre 800 et 3 000 € par an pour un modèle dont la valeur agréée se situe entre 100 000 et 500 000 €.

Pour ceux qui disposent d’un budget plus modeste, il existe des alternatives intéressantes. Certaines voitures sportives anciennes pas chères offrent des sensations de conduite comparables pour une fraction du prix. De même, les voitures de rallye historique d’occasion constituent un excellent compromis entre plaisir de pilotage et accessibilité financière.

Homologation et compétition historique : rouler sur circuit aujourd’hui

Collectionner une ancienne voiture de courses, c’est bien. La faire rouler sur circuit, c’est mieux. La compétition historique connaît un essor remarquable en France et en Europe, avec des grilles de départ de plus en plus fournies.

Pour participer à ces épreuves, votre véhicule doit obtenir un passeport technique délivré par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA). Ce document atteste que le véhicule est conforme aux spécifications d’origine et qu’il répond aux normes de sécurité minimales (arceau, harnais, extincteur). La procédure coûte environ 300 à 500 € et nécessite un contrôle technique spécifique.

Côté administratif, la carte grise collection facilite grandement les démarches. Elle dispense de contrôle technique périodique et permet de circuler librement, y compris dans les zones à faibles émissions (ZFE). Pour les modalités précises, consultez notre guide sur comment faire une carte grise collection.

Les épreuves les plus populaires en France incluent le Tour Auto Optic 2000, le Grand Prix de l’Âge d’Or à Dijon-Prenois et les Classic Days à Magny-Cours. Ces événements rassemblent des véhicules allant des années 1920 aux années 1980, dans une atmosphère conviviale qui rappelle les belles heures de la compétition. Les photos d’anciennes voitures de course en action lors de ces événements témoignent de la vitalité de ce patrimoine roulant.

Les amateurs de motos anciennes trouveront aussi leur bonheur dans l’univers de la collection à deux roues. Découvrez par exemple notre guide sur les anciennes motos BMW, qui partagent le même esprit de performance mécanique. Et si l’exotisme japonais vous attire, les anciennes voitures japonaises recèlent aussi de formidables machines de compétition, de la Datsun 240Z à la Toyota 2000 GT.

À retenir

  • Vérifiez systématiquement les matching numbers (châssis, moteur, boîte) avant toute acquisition
  • Prévoyez un budget annuel d’entretien de 3 000 à 15 000 € en plus du prix d’achat
  • Obtenez un passeport technique FFSA si vous souhaitez participer à des compétitions historiques
  • Souscrivez une assurance à valeur agréée pour protéger votre investissement
  • Commencez par un modèle accessible comme l’Alpine A110 ou la BMW 3.0 CSL avant de viser les raretés absolues

Questions fréquentes


Quelle est la voiture de course mythique ?

La Ferrari 250 GTO est considérée par la majorité des experts et collectionneurs comme la voiture de course la plus mythique. Avec seulement 36 exemplaires produits entre 1962 et 1964, un palmarès en compétition GT exceptionnel et une cote dépassant les 40 millions d’euros, elle incarne l’alliance parfaite entre performance, rareté et beauté. Toutefois, la Porsche 917 et la Ford GT40 lui disputent régulièrement ce titre selon les sensibilités.


Quelles sont les premières voitures de course ?

Les premières voitures de course remontent à la fin du XIXe siècle. La course Paris-Rouen de 1894 est considérée comme la première compétition automobile officielle. Les véhicules engagés étaient des automobiles à vapeur et à pétrole rudimentaires. La Mercedes 35 HP de 1901 est souvent citée comme la première automobile moderne de compétition, suivie par les légendaires Bugatti Type 35 des années 1920 qui ont accumulé plus de 1 000 victoires.


Quelles sont les 3 courses mythiques ?

Les trois courses automobiles les plus mythiques de l’histoire sont les 24 Heures du Mans (créées en 1923, épreuve d’endurance par excellence), les Mille Miglia (1 000 miles à travers l’Italie, disputées de 1927 à 1957) et la Targa Florio (fondée en 1906 en Sicile, la plus ancienne course de voitures de sport). Ces trois épreuves ont forgé la réputation des plus grandes marques et de leurs modèles les plus iconiques.


Comment s’appellent les voitures de course ?

Les voitures de course portent différentes appellations selon leur catégorie. Les monoplaces (ou formules) désignent les véhicules à roues découvertes type Formule 1. Les voitures de sport (ou prototypes) courent en endurance, comme au Mans. Les GT (Gran Turismo) sont des voitures de route homologuées pour la compétition. Les voitures de tourisme sont des berlines préparées pour le circuit. Enfin, les voitures de rallye sont conçues pour les épreuves sur route ouverte avec des spéciales chronométrées.


Peut-on rouler au quotidien avec une ancienne voiture de course ?

Techniquement, certaines anciennes voitures de courses disposent d’une homologation route (comme la Ferrari 250 GTO ou la Shelby Cobra), mais l’usage quotidien est fortement déconseillé. L’absence d’équipements de confort, la consommation élevée, la fragilité mécanique et surtout la valeur de ces véhicules rendent cette pratique peu raisonnable. La carte grise collection limite d’ailleurs parfois l’usage du véhicule. Mieux vaut réserver ces machines aux sorties ponctuelles, aux rallyes de régularité et aux journées circuit.


Où trouver une voiture de course ancienne à vendre ?

Plusieurs canaux permettent de trouver une voiture de course ancienne à vendre. Les maisons de ventes aux enchères spécialisées (RM Sotheby’s, Bonhams, Artcurial) proposent les modèles les plus prestigieux. Les plateformes en ligne comme Classic Trader ou Hemmings offrent un large choix. Les salons automobiles (Rétromobile, Goodwood Revival) permettent de voir les voitures en personne. Pour les budgets plus modestes, Le Bon Coin peut réserver de bonnes surprises, à condition de redoubler de vigilance sur l’authenticité des véhicules proposés.


Philippe Moreau
Philippe Moreau

Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.