Citroën SM : le moteur Maserati mérite-t-il sa mauvaise réputation ?

Entre 80 000 et 180 000 € selon l’état et la version : voilà la fourchette dans laquelle se négocie aujourd’hui une Citroën SM. Pourtant, une question revient systématiquement chez l’acheteur potentiel, celle du moteur Maserati et de sa prétendue fragilité. Ce V6 à 90° fait autant rêver qu’il inquiète, au point de décourager des passionnés qui finissent par se tourner vers des GT réputées plus simples. Mais cette mauvaise réputation repose-t-elle sur des faits techniques solides, ou sur des décennies de légendes amplifiées par des entretiens négligés ? J’ai restauré et entretenu une quinzaine de SM dans mon atelier, et la réalité que j’observe sur le pont est bien plus nuancée que le verdict populaire.

Dans cet article

  • Le V6 Maserati C114 développe 170 à 180 ch selon la version (carburateurs ou injection)
  • Le point faible principal reste la tension des chaînes de distribution, corrigeable avec un tendeur modernisé
  • Un entretien rigoureux coûte entre 1 500 et 3 000 € par an en usage régulier
  • La version injection Bosch (1972-1975) est plus fiable au quotidien mais plus complexe à régler
  • Les pièces moteur restent disponibles grâce aux réseaux spécialisés et aux clubs SM actifs
  • Une SM bien entretenue peut dépasser 300 000 km sans ouverture moteur

Le V6 Maserati C114 : une conception audacieuse pour 1970

Le moteur qui équipe la SM n’est pas un simple emprunt au catalogue Maserati. Il a été conçu spécifiquement pour ce projet, sous la direction de l’ingénieur Giulio Alfieri. Ce V6 à 90° de 2 670 cm³ (puis 2 965 cm³ sur certaines versions export) est en réalité un dérivé du V8 Maserati dont on a retiré deux cylindres. L’architecture à 90° plutôt qu’à 60° (angle plus naturel pour un 6 cylindres) s’explique par cette filiation directe avec le V8.

Cette architecture entraîne un déséquilibre vibratoire inhérent, que Maserati a compensé par un vilebrequin à manetons décalés. Le résultat est un moteur au son caractéristique, entre ronronnement grave et montée en régime cristalline, qui ne ressemble à aucun autre 6 cylindres de l’époque. La puissance annoncée varie selon les sources : 170 ch DIN pour la version carburateurs destinée au marché européen, et environ 180 ch pour la version injection.

Le bloc en alliage léger est compact et relativement peu lourd (environ 140 kg tout habillé), ce qui contribue à l’équilibre général de la voiture malgré son implantation en porte-à-faux avant. Les culasses à double arbre à cames en tête par rangée (quatre ACT au total) sont sophistiquées pour l’époque et permettent un rendement volumétrique élevé. C’est un moteur d’ingénieur, pas un moteur de comptable : chaque pièce a été dessinée pour la performance, parfois au détriment de la simplicité d’entretien.

Le V6 Maserati C114 et ses trois carburateurs Weber dans le compartiment moteur de la SM
Le V6 Maserati C114 et ses trois carburateurs Weber dans le compartiment moteur de la SM

Voir aussi Triumph Spitfire : châssis, capote et pièces, ce qui coûte cher

Chaînes de distribution : le vrai problème et ses solutions

Si je devais résumer le citroen sm probleme fiabilite en un seul mot, ce serait « chaînes ». Le V6 C114 utilise un système de distribution par chaînes entraînant les quatre arbres à cames. Ce système comprend une chaîne primaire et des chaînes secondaires, le tout maintenu en tension par des tendeurs hydrauliques. C’est précisément là que se concentre l’essentiel de la mauvaise réputation du moteur.

Le tendeur de chaîne d’origine, de conception mécanique avec un patin en caoutchouc, s’use et perd son efficacité avec le temps. Quand la tension devient insuffisante, la chaîne bat, s’allonge, et dans le pire des cas, saute un ou plusieurs maillons. Les soupapes rencontrent alors les pistons : c’est la casse moteur, avec une facture qui dépasse facilement 8 000 à 12 000 € de réparation.

Mais cette fragilité n’est plus une fatalité. Depuis les années 1990, des tendeurs de chaîne modernisés sont disponibles, notamment ceux développés par des spécialistes du réseau SM. Ces tendeurs hydrauliques à clapet anti-retour maintiennent une tension constante et suppriment le risque de détente brutale. Le remplacement coûte entre 800 et 1 500 € pose comprise, et transforme littéralement la fiabilité du haut moteur. Sur les SM que j’entretiens régulièrement, celles qui ont reçu ce traitement roulent sans souci de distribution depuis plus de 100 000 km.

Le deuxième point critique concerne la lubrification des chaînes. Le moteur Maserati est exigeant sur la qualité et la viscosité de l’huile. Une huile trop fluide ou un intervalle de vidange trop long accélère l’usure des chaînes et de leurs guides. Je recommande une huile 20W50 minérale de qualité avec un changement tous les 5 000 km maximum, ce qui est court par rapport aux standards modernes mais essentiel pour ce moteur.

Carburateurs Weber ou injection Bosch : quelle version choisir

La SM a existé en deux configurations moteur principales sur le marché français, et le choix entre les deux impacte directement le quotidien du propriétaire.

Version carburateurs (1970-1972)

Équipée de trois carburateurs Weber 42 DCNF, cette version est la plus répandue et souvent la moins chère à l’achat. Les carburateurs offrent des sensations de conduite magnifiques : la réponse à l’accélérateur est immédiate, le son à l’admission est envoûtant. En revanche, la synchronisation de trois carburateurs double corps demande un réglage minutieux et régulier. Un déséquilibre entre les corps provoque des ratés, une consommation excessive (facilement 18 à 20 l/100 km en ville contre 14-15 l/100 km bien réglée) et des démarrages à froid capricieux.

Version injection Bosch (1972-1975)

L’injection mécanique Bosch D-Jetronic a été adoptée pour satisfaire les normes antipollution, notamment pour l’exportation aux États-Unis. Cette version est plus souple à bas régime, consomme 10 à 15 % de moins, et démarre mieux par temps froid. Son inconvénient : le système d’injection mécanique Bosch est complexe, et les régleurs compétents sont rares. Un dépannage en bord de route est quasi impossible sans outillage spécifique.

Critère Carburateurs Weber Injection Bosch
Puissance 170 ch DIN 178 ch DIN
Consommation mixte 14 à 18 l/100 km 12 à 15 l/100 km
Facilité de réglage Moyenne (réglage fréquent) Faible (spécialiste requis)
Démarrage à froid Parfois difficile Fiable
Coût des pièces Modéré Élevé
Agrément de conduite Excellent en haut régime Meilleur en souplesse
Prix d’achat moyen 80 000 à 130 000 € 100 000 à 180 000 €

Pour un usage régulier, je conseille souvent la version injection à condition de disposer d’un spécialiste dans un rayon raisonnable. Pour celui qui aime bricoler et qui cherche le plaisir brut de conduite, les carburateurs restent un choix défendable. Ce dilemme rappelle celui que l’on rencontre sur d’autres GT françaises de l’époque, comme la Peugeot 504 coupé qui proposait aussi plusieurs motorisations aux tempéraments très différents.

Entretien courant : coûts réels et fréquences à respecter

La légende veut que posséder une SM coûte une fortune en entretien. La réalité est plus mesurée, à condition de respecter un calendrier strict et de ne jamais reporter une intervention. Le moteur Maserati pardonne peu les négligences, mais il ne ruine pas non plus celui qui l’entretient correctement.

Voici le programme d’entretien que j’applique dans mon atelier, issu de vingt-cinq ans d’expérience sur ces mécaniques :

Opération Fréquence Coût moyen (pièces + main-d’œuvre)
Vidange moteur + filtre Tous les 5 000 km 120 à 180 €
Bougies (6 pièces) Tous les 10 000 km 60 à 90 €
Réglage carburateurs (version Weber) Tous les 10 000 km 200 à 350 €
Contrôle tension chaînes Tous les 15 000 km 150 à 250 €
Remplacement liquide de frein (LHM) Tous les 2 ans 80 à 120 €
Contrôle circuit hydraulique complet Annuel 300 à 500 €
Remplacement chaînes de distribution Tous les 60 000 à 80 000 km 2 500 à 4 000 €
Révision complète moteur Tous les 150 000 à 200 000 km 6 000 à 10 000 €

En usage régulier (environ 5 000 à 8 000 km par an), le budget annuel d’entretien courant se situe entre 1 500 et 3 000 €. C’est comparable à ce que coûte l’entretien d’une Porsche 911 de la même époque, et nettement moins qu’une Ferrari Dino. Le problème historique de la SM n’a jamais été le coût intrinsèque de l’entretien, mais plutôt le fait que beaucoup de propriétaires, séduits par le prix d’achat relativement bas dans les années 1980-1990, négligeaient les révisions par manque de moyens ou de connaissances.

Contrôle du circuit hydraulique haute pression sous une Citroën SM sur le pont
Contrôle du circuit hydraulique haute pression sous une Citroën SM sur le pont

Un détail souvent ignoré : la SM partage son circuit hydraulique haute pression avec la Citroën DS. Si vous êtes familier de l’hydraulique DS, vous ne serez pas dépaysé par la SM. Les principes sont identiques, et certains composants sont même interchangeables.

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L’hydraulique Citroën et son interaction avec le moteur

On ne peut pas parler du citroen sm probleme fiabilite sans évoquer l’interaction entre le moteur Maserati et le système hydraulique Citroën. La SM utilise le circuit haute pression LHM pour alimenter la direction (DIRAVI), les freins, la suspension hydropneumatique et même le réglage des phares directionnels. Cette pompe hydraulique haute pression est entraînée directement par le moteur, ce qui représente une charge mécanique supplémentaire permanente.

En pratique, cette charge est modeste (quelques chevaux) et n’affecte pas significativement la longévité du moteur. En revanche, une fuite hydraulique non détectée peut avoir des conséquences dramatiques : perte de direction assistée, freins défaillants, suspension qui s’affaisse. Ces symptômes, souvent attribués à tort au moteur, sont en réalité des problèmes du circuit hydraulique Citroën.

La direction DIRAVI (à rappel asservi) est une merveille technologique qui durcit progressivement en fonction de la vitesse. Elle procure un toucher de route incomparable sur autoroute, mais peut dérouter le conducteur en manœuvre à basse vitesse par son extrême légèreté. C’est un système que l’on retrouve, dans une version simplifiée, sur la Traction Avant dans ses dernières évolutions hydrauliques.

Le point essentiel à retenir : quand un propriétaire de SM parle de « problème moteur », il faut d’abord vérifier si le souci ne vient pas du circuit hydraulique. Dans mon expérience, un tiers des pannes attribuées au moteur Maserati sont en réalité des défaillances du système Citroën. Selon la fiche technique de la SM sur Wikipédia, la voiture intègre pas moins de sept sous-systèmes alimentés par le circuit haute pression, ce qui multiplie les points de fuite potentiels.

Pièces détachées : disponibilité et budget à prévoir

La disponibilité des pièces est un critère décisif pour quiconque envisage l’achat d’une voiture ancienne. Sur ce plan, la SM bénéficie d’une situation bien meilleure qu’on ne le croit. Plusieurs facteurs jouent en sa faveur.

D’abord, la communauté SM est active et organisée. Des clubs dédiés en France et à l’international maintiennent des stocks de pièces, publient des bulletins techniques et organisent des commandes groupées de pièces refabriquées. Ensuite, la partie Citroën (suspension, freins, direction) partage de nombreuses références avec la DS et la CX, ce qui élargit considérablement le vivier de pièces disponibles.

Pour la partie moteur Maserati, la situation est plus contrastée. Les pièces courantes (joints, filtres, bougies, segments) sont disponibles sans difficulté. Les pièces plus spécifiques (arbres à cames, pistons, chemises) existent en refabrication mais à des tarifs élevés. Un jeu de chemises et pistons neufs coûte autour de 3 500 à 5 000 €, contre 1 500 € environ pour un moteur de DS.

Cette situation rappelle celle d’autres modèles iconiques français : comme pour l’Alpine A110 berlinette dont certaines pièces spécifiques exigent patience et budget, ou la Simca 1000 Rallye dont le réseau de fournisseurs s’est heureusement étoffé ces dernières années, posséder une SM demande un bon carnet d’adresses.

Les pièces de carrosserie (pare-chocs, optiques, joints de vitres) sont les plus difficiles à trouver en bon état. Les phares sous carénage vitré, signature visuelle de la SM, sont particulièrement recherchés et peuvent atteindre 1 500 à 2 000 € la paire en état correct. Pour la partie plastique et carrosserie, les techniques de restauration rejoignent parfois celles utilisées sur d’autres véhicules à carrosserie spécifique, comme la Méhari et sa carrosserie plastique.

Cote actuelle et potentiel d’investissement

La cote de la Citroën SM a connu une progression régulière depuis le milieu des années 2010. Longtemps considérée comme l’une des GT françaises les plus abordables, elle rejoint désormais des niveaux de prix qui la placent parmi les classiques respectées.

Le tableau de bord de la SM avec son volant monobranche et ses compteurs ovales
Le tableau de bord de la SM avec son volant monobranche et ses compteurs ovales

État / Version Carburateurs Injection
Projet de restauration 30 000 à 50 000 € 40 000 à 60 000 €
Roulante, entretien à reprendre 60 000 à 90 000 € 80 000 à 110 000 €
Bon état, historique suivi 90 000 à 130 000 € 120 000 à 160 000 €
Concours, restauration complète 130 000 à 170 000 € 160 000 à 200 000 €

La tendance est clairement haussière. La SM produite à seulement 12 920 exemplaires entre 1970 et 1975 bénéficie d’une rareté naturelle que le temps ne fait qu’accentuer. Contrairement à la Peugeot 205 GTI dont la cote varie fortement selon la cylindrée, la SM voit ses deux versions progresser de concert, avec un avantage persistant pour l’injection.

Pour celui qui envisage la SM comme un investissement, le calcul est simple : une voiture achetée 60 000 € il y a cinq ans en état correct vaut aujourd’hui entre 90 000 et 110 000 €. Même en déduisant les frais d’entretien cumulés (15 000 à 20 000 € sur cinq ans), la plus-value reste significative. Selon les données du Historic Automobile Group International (HAGI), les GT européennes des années 1970 continuent d’afficher une progression annuelle moyenne de 5 à 8 %.

Attention toutefois : acheter une SM « projet » à bas prix pour la restaurer est rarement rentable financièrement. Une restauration complète peut facilement atteindre 50 000 à 80 000 € en plus du prix d’achat, sans garantie de retrouver cette mise à la revente. L’achat d’une voiture en bon état, même plus cher, reste la stratégie la plus sûre, comme c’est d’ailleurs le cas pour l’immense majorité des voitures de collection.

Conseils d’achat : les points de contrôle essentiels

Acheter une SM sans préparation est le meilleur moyen de confirmer tous les préjugés sur sa fiabilité. Voici la check-list que j’applique systématiquement quand un client me demande d’expertiser une SM avant achat.

Contrôle moteur

  • Bruit de chaînes au démarrage à froid : un cliquetis métallique qui persiste plus de 5 secondes après le démarrage signale des chaînes détendues. C’est un signal d’alerte majeur.
  • Pression d’huile à chaud : elle doit rester au-dessus de 2 bars au ralenti moteur chaud. En dessous, les paliers sont usés.
  • Fumée à l’échappement : une fumée bleue persistante à chaud indique une usure des guides de soupapes ou des segments, deux réparations lourdes.
  • Régularité du ralenti : sur la version carburateurs, un ralenti irrégulier peut simplement signifier un réglage à reprendre. Sur l’injection, c’est plus préoccupant.

Contrôle hydraulique

  • Temps de montée de la suspension : au démarrage, la voiture doit atteindre sa hauteur normale en moins de 60 secondes.
  • Traces de LHM : vérifiez sous la voiture, autour de la pompe haute pression, et au niveau de chaque sphère. Le LHM est vert et tache durablement.
  • Direction DIRAVI : testez le durcissement progressif en roulant. La direction doit être très légère à l’arrêt et ferme au-dessus de 80 km/h.

Contrôle carrosserie

  • Corrosion des ailes avant : les passages de roue sont les zones les plus vulnérables. Un sondage au marteau léger révèle vite les reprises masquées.
  • État des phares carénés : les vitres de protection des phares directionnels sont coûteuses à remplacer. Vérifiez l’absence de fissures et l’étanchéité.
  • Plancher et longerons : comme sur toute voiture de cette époque, la corrosion du soubassement est un critère éliminatoire si elle est trop avancée.

Un dernier conseil : ne visitez jamais une SM seul si vous n’êtes pas déjà familier du modèle. Faites-vous accompagner par un connaisseur ou, mieux, faites expertiser la voiture par un spécialiste avant de signer. Cette recommandation vaut d’ailleurs pour toute acquisition de véhicule de collection, comme je l’expliquais pour l’achat d’une 2CV ou d’une Renault 4L.

À retenir

  • Faites remplacer les tendeurs de chaîne d’origine par des tendeurs modernisés à clapet anti-retour dès l’achat
  • Respectez une vidange tous les 5 000 km avec une huile 20W50 minérale de qualité
  • Prévoyez un budget annuel d’entretien de 1 500 à 3 000 € pour un usage régulier
  • Privilégiez une SM en bon état avec historique suivi plutôt qu’un projet de restauration moins cher
  • Faites expertiser la voiture par un spécialiste SM avant tout achat, en insistant sur les chaînes et le circuit hydraulique

Questions fréquentes


Quel est le moteur de la Citroën SM ?

La Citroën SM est équipée d’un V6 Maserati C114 de 2 670 cm³ à quatre arbres à cames en tête. Développé spécifiquement pour la SM par l’ingénieur Giulio Alfieri, ce moteur délivre entre 170 et 180 ch selon la version (carburateurs Weber ou injection Bosch). Il s’agit d’un dérivé du V8 Maserati, ce qui explique son architecture à 90° inhabituelle pour un 6 cylindres.

Quelle est la valeur d’une Citroën SM aujourd’hui ?

En 2026, une Citroën SM se négocie entre 30 000 € pour un projet de restauration et plus de 200 000 € pour un exemplaire concours en version injection. Une voiture en bon état de marche avec un historique d’entretien suivi se situe généralement entre 90 000 et 160 000 € selon la version. La tendance est haussière depuis dix ans, avec une progression annuelle de 5 à 8 %.

La Citroën SM est-elle fiable au quotidien ?

Oui, à condition de respecter un entretien rigoureux et régulier. Les principaux problèmes de fiabilité (chaînes de distribution, circuit hydraulique) sont aujourd’hui bien connus et des solutions modernes existent. Avec des tendeurs de chaîne modernisés, une huile de qualité changée tous les 5 000 km et un suivi du circuit hydraulique, une SM peut rouler régulièrement sans mauvaise surprise. Le budget annuel d’entretien se situe entre 1 500 et 3 000 €.

Quels sont les problèmes les plus fréquents sur une Citroën SM ?

Les trois problèmes les plus fréquents sont : la détente des chaînes de distribution (risque de casse moteur si non surveillée), les fuites du circuit hydraulique haute pression (direction, freins, suspension) et le déréglage des carburateurs sur la version Weber. La corrosion des ailes avant et du plancher constitue également un point de vigilance important sur les exemplaires non restaurés.

Combien coûte la restauration complète d’une Citroën SM ?

Une restauration complète d’une Citroën SM coûte entre 50 000 et 80 000 € en fonction de l’état de départ et du niveau de finition visé. Ce montant inclut la mécanique moteur (15 000 à 25 000 €), le circuit hydraulique (5 000 à 8 000 €), la carrosserie et la peinture (15 000 à 25 000 €) et la sellerie intérieure (5 000 à 10 000 €). Il est souvent plus judicieux financièrement d’acheter une voiture déjà en bon état.

Les pièces détachées de Citroën SM sont-elles encore disponibles ?

La majorité des pièces courantes (joints, filtres, bougies, segments, éléments hydrauliques) sont disponibles via les réseaux spécialisés et les clubs SM. La partie Citroën partage des références avec la DS et la CX, ce qui facilite l’approvisionnement. Les pièces spécifiques au moteur Maserati (arbres à cames, pistons) existent en refabrication mais à des tarifs plus élevés. Les éléments de carrosserie (phares carénés, pare-chocs) sont les plus difficiles à trouver.


Philippe Moreau
Philippe Moreau

Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.

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