Une fissure de 15 centimètres sur un panneau latéral de Méhari, c’est entre 200 et 600 € de réparation selon la méthode choisie, et un risque réel d’aggraver le dommage si l’on s’y prend mal. La carrosserie de la Méhari n’a rien à voir avec la tôle d’une 2CV classique : elle est moulée en ABS teinté dans la masse, un plastique qui vieillit, se déforme à la chaleur et casse net si on le perce ou le ponce sans précaution. J’ai restauré plus d’une trentaine de Méhari dans mon atelier, et chaque carrosserie m’a appris quelque chose. Voici le guide complet pour intervenir sur ce plastique sans le fissurer davantage.
Dans cet article
- La carrosserie Méhari est en ABS teinté dans la masse, un matériau qui exige des techniques spécifiques
- Une fissure mal réparée peut s’étendre de 5 à 30 cm en quelques mois sous l’effet des vibrations
- Le ponçage ne doit jamais descendre sous le grain 320 pour éviter de fragiliser la structure
- La soudure chimique à l’acétone reste la méthode la plus fiable pour les fissures nettes
- Le budget carrosserie seule varie de 800 à 4 500 € selon l’état et le niveau de finition
- Peindre une Méhari impose un apprêt spécial plastique sans quoi la peinture s’écaille en moins d’un an
Sommaire
- Comprendre l’ABS de la Méhari avant d’y toucher
- Diagnostiquer l’état de la carrosserie plastique
- Les outils et produits indispensables
- Réparer une fissure sans aggraver les dégâts
- Poncer et préparer la surface plastique
- Peindre une Méhari : quelle peinture pour l’ABS
- Raviver les couleurs d’une caisse d’origine
- Budget d’une restauration carrosserie Méhari
Comprendre l’ABS de la Méhari avant d’y toucher
La Méhari, produite par Citroën de 1968 à 1987, a été la première voiture de série à carrosserie entièrement en plastique. Le matériau utilisé est l’ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène), teinté dans la masse lors du moulage. Cela signifie que la couleur traverse toute l’épaisseur du panneau, contrairement à une tôle peinte.
Ce choix technique, révolutionnaire à l’époque, explique à la fois les qualités et les défauts de cette carrosserie :
- Insensibilité à la rouille : là où une Renault 4L ou une 2CV se perfore par en dessous, la Méhari reste intacte côté corrosion
- Sensibilité aux UV : le plastique ABS se dégrade sous l’effet du soleil, perdant sa souplesse et sa couleur en surface
- Fragilité au froid : en dessous de 5 °C, l’ABS devient cassant et se fissure sous un choc qui serait anodin en été
- Déformation à la chaleur : au-delà de 80 °C, le matériau commence à se ramollir, ce qui interdit certaines techniques de ponçage mécanique rapide
L’épaisseur des panneaux varie entre 3 et 5 mm selon les zones. Les ailes avant, plus exposées, sont généralement plus épaisses que les panneaux latéraux arrière. Selon la fiche technique référencée sur Wikipédia, la carrosserie complète ne pèse que 65 kg environ, ce qui démontre la finesse du matériau et la nécessité d’intervenir avec précaution.

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Diagnostiquer l’état de la carrosserie plastique
Avant toute intervention, il faut dresser un bilan précis de l’état de chaque panneau. Je procède toujours en trois étapes dans mon atelier.
Inspection visuelle complète
Examinez chaque panneau à la lumière rasante, de préférence le matin. Les microfissures invisibles de face apparaissent nettement sous un éclairage tangentiel. Repérez aussi les zones blanchies ou décolorées : elles indiquent une dégradation UV avancée où le plastique a perdu jusqu’à 40 % de sa résistance mécanique.
Test de flexibilité
Pressez doucement chaque panneau avec la paume de la main. Un ABS en bon état fléchit et revient en place. Un ABS dégradé reste déformé ou, pire, craque sous la pression. Ce test est particulièrement révélateur sur les ailes arrière et les flancs de capot, zones les plus sollicitées.
Cartographie des dommages
Notez sur un schéma la position et la longueur de chaque fissure, chaque zone décolorée, chaque déformation. Classez les dommages en trois catégories :
- Léger : décoloration superficielle, rayures de moins de 1 mm de profondeur
- Moyen : fissures de moins de 10 cm, déformations localisées
- Sévère : fissures de plus de 10 cm, zones cassées, morceaux manquants
Cette cartographie détermine si une restauration est économiquement viable ou s’il vaut mieux remplacer certains panneaux par des pièces neuves. Un panneau latéral neuf coûte entre 350 et 500 € chez les fournisseurs spécialisés, ce qui peut s’avérer plus rentable qu’une réparation complexe.
Les outils et produits indispensables
Travailler l’ABS de la Méhari nécessite un outillage spécifique. Oubliez la disqueuse, le chalumeau ou le mastic polyester classique : ces outils, parfaits pour la tôle, sont les pires ennemis du plastique. Voici ma liste de matériel, affinée au fil de vingt-cinq ans de pratique.
| Outil / Produit | Usage | Prix indicatif |
|---|---|---|
| Acétone pure (1 L) | Soudure chimique des fissures | 8 à 12 € |
| Copeaux d’ABS (récupération) | Charge pour combler les fissures | Gratuit (chutes) |
| Papier abrasif grain 320 à 800 | Ponçage de préparation | 15 à 25 € (lot) |
| Cale à poncer souple | Ponçage sans point de pression | 10 à 15 € |
| Pistolet à air chaud réglable | Redressement des déformations | 40 à 80 € |
| Apprêt plastique (bombe 400 ml) | Accroche avant peinture | 12 à 18 € |
| Peinture polyuréthane bi-composant | Finition durable | 45 à 90 € / litre |
| Dremel avec embout feutre | Polissage localisé | 50 à 70 € |
| Résine époxy souple | Réparation structurelle | 25 à 40 € |
Un point essentiel : n’utilisez jamais de mastic polyester carrosserie sur de l’ABS. Ce mastic, conçu pour la tôle, ne possède aucune élasticité. Il se fissure au premier changement de température et emporte souvent un morceau de plastique avec lui. C’est l’erreur la plus fréquente que je constate sur les Méhari mal restaurées.
Réparer une fissure sans aggraver les dégâts
La réparation d’une fissure sur ABS repose sur un principe fondamental : il faut reconstituer la liaison moléculaire du plastique, pas simplement coller ou mastiquer. Deux méthodes ont fait leurs preuves.
Méthode 1 : la soudure chimique à l’acétone
C’est la technique que je recommande pour les fissures nettes, sans matière manquante. L’acétone dissout superficiellement l’ABS, permettant aux deux bords de fusionner lorsqu’on les rapproche.
- Nettoyez les deux bords de la fissure à l’alcool isopropylique pour éliminer toute trace de graisse
- Percez un trou de 2 mm à chaque extrémité de la fissure pour stopper sa propagation : c’est l’étape la plus importante
- Appliquez l’acétone au pinceau fin sur les deux lèvres de la fissure, en couches légères
- Rapprochez les bords et maintenez-les avec du ruban adhésif de carrossier pendant 24 heures minimum
- Pour renforcer, appliquez au verso une bande d’ABS dissous (copeaux + acétone formant une pâte) sur une largeur de 3 cm
Cette méthode donne un résultat quasi invisible après ponçage et offre une résistance mécanique de 85 à 90 % par rapport au plastique d’origine.

Méthode 2 : la résine époxy souple avec fibre de verre
Pour les fissures avec matière manquante ou les zones fortement sollicitées (passage de roue, fixation de capote), la résine époxy souple complétée par un tissu de fibre de verre offre une réparation structurelle durable.
- Chanfreinez les bords de la zone endommagée au grain 120, sur 2 cm de chaque côté
- Découpez un morceau de tissu de fibre de verre dépassant de 3 cm tout autour
- Mélangez la résine époxy souple (rapport durcisseur selon la fiche technique du fabricant)
- Appliquez une première couche de résine, posez le tissu, puis imprégnez-le complètement
- Laissez polymériser 48 heures à température ambiante (minimum 18 °C)
Attention : utilisez exclusivement une résine époxy souple, jamais une résine polyester rigide. La différence de coefficient de dilatation entre le polyester rigide et l’ABS provoque systématiquement un décollement en moins de deux saisons. C’est un piège classique qui concerne aussi d’autres véhicules à éléments plastiques, comme certaines youngtimers des années 1980.
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Poncer et préparer la surface plastique
Le ponçage de l’ABS est l’étape où se commettent le plus d’erreurs irréversibles. Le plastique fond sous l’effet de la friction avant même qu’on ne s’en rende compte, créant des cratères impossibles à rattraper.
Les règles d’or du ponçage sur ABS
- Toujours à l’eau : le ponçage à sec échauffe le plastique et crée des micro-fontes en surface
- Jamais en dessous du grain 320 pour la préparation, grain 600 à 800 pour la finition
- Mouvements circulaires lents : pas de va-et-vient rapide qui concentre la chaleur
- Cale souple obligatoire : une cale rigide crée des points de pression qui creusent le plastique de manière irrégulière
- Pauses fréquentes : touchez régulièrement la surface ; si elle est tiède, arrêtez immédiatement
Je déconseille formellement la ponceuse orbitale sur les panneaux de Méhari. Même à vitesse minimale, elle génère trop de chaleur localisée. Le ponçage manuel prend plus de temps mais garantit un résultat impeccable. Comptez environ 4 à 6 heures de ponçage pour préparer une carrosserie complète.
Redresser une déformation thermique
Les panneaux de Méhari exposés au soleil se déforment souvent, surtout le capot et les ailes avant. Pour les redresser, utilisez un pistolet à air chaud réglé entre 80 et 100 °C, pas plus. Chauffez uniformément la zone déformée en maintenant le pistolet à 15 cm de la surface, puis exercez une pression douce et constante avec une cale en bois recouverte de feutre. Maintenez la pression jusqu’au refroidissement complet. Ne dépassez jamais 100 °C : au-delà, l’ABS perd définitivement sa structure moléculaire et devient irréparable.
Peindre une Méhari : quelle peinture pour l’ABS
La Méhari d’origine n’était pas peinte : sa couleur provenait du plastique teinté dans la masse. Peindre une Méhari est donc une décision qui s’éloigne de l’authenticité, mais qui se justifie pleinement lorsque les panneaux sont trop décolorés ou qu’ils ont subi de multiples réparations visibles. Si vous préférez conserver l’aspect d’origine, passez directement à la section suivante sur le ravivage des couleurs.
Le protocole de peinture en quatre étapes
- Dégraissage : nettoyez toute la surface au dégraissant spécial plastique (pas de white-spirit qui laisse un film gras)
- Apprêt promoteur d’adhérence : appliquez deux couches fines d’apprêt spécifique pour plastiques souples, en respectant 15 minutes de séchage entre chaque couche
- Peinture polyuréthane bi-composant : c’est la seule famille de peinture qui offre la souplesse nécessaire pour suivre les dilatations de l’ABS. Appliquez 3 à 4 couches croisées, en commençant par les zones les moins visibles pour ajuster votre geste
- Vernis souple : deux couches de vernis polyuréthane souple protégeront la peinture des UV et des micro-rayures
Les couleurs d’origine les plus recherchées sont le vert Tibesti, le beige Hoggar, l’orange Kirghiz et le rouge Hopi. Plusieurs fournisseurs proposent ces teintes en formulation moderne, compatibles avec les normes environnementales actuelles. Pour trouver les pièces et produits spécifiques, les fournisseurs spécialisés Méhari sont incontournables.

Les erreurs qui condamnent la peinture
- Utiliser une peinture acrylique standard : elle craquelle en 6 à 12 mois sur l’ABS
- Sauter l’apprêt plastique : la peinture s’écaille par plaques entières au premier été
- Peindre par temps froid (en dessous de 15 °C) : la polymérisation est incomplète et le film reste fragile
- Appliquer des couches trop épaisses : le poids de la peinture crée des coulures et empêche le séchage en profondeur
Raviver les couleurs d’une caisse d’origine
Pour les puristes qui souhaitent conserver l’aspect plastique teinté dans la masse, il existe des techniques de ravivage qui redonnent éclat et profondeur aux couleurs sans recourir à la peinture. C’est la solution que je privilégie chaque fois que l’état du plastique le permet.
Le ponçage progressif de ravivage
La décoloration de l’ABS n’affecte que les premiers dixièmes de millimètre de la surface. En ponçant très légèrement, on retire la couche dégradée pour révéler le plastique coloré en dessous. Procédez ainsi :
- Poncez à l’eau au grain 400 toute la surface, régulièrement et sans appuyer
- Passez au grain 600, puis au grain 800
- Terminez au grain 1200 pour obtenir un aspect satiné uniforme
- Appliquez une cire de protection UV spéciale plastique pour ralentir la re-dégradation
Le résultat est spectaculaire sur les Méhari des années 1970 dont le plastique est plus épais et de meilleure qualité que celui des dernières séries. Comptez une journée complète de travail pour traiter l’ensemble de la carrosserie. L’opération est à renouveler tous les 3 à 5 ans selon l’exposition au soleil.
Si votre Méhari présente aussi des problèmes de châssis, sachez que la structure métallique qui supporte la carrosserie plastique est sujette à la corrosion, comme on le retrouve sur d’autres véhicules de la gamme. Les points à surveiller sont similaires à ceux que j’ai détaillés dans mon article sur les points de contrôle d’une 2CV, la plateforme étant commune.
Les produits de ravivage rapide
Pour un résultat plus rapide mais moins durable, certains produits du commerce redonnent de l’éclat en quelques heures. Les rénovateurs de plastique à base de silicone offrent un résultat immédiat mais temporaire (quelques semaines). Les traitements à base de résine acrylique en phase aqueuse durent plus longtemps, entre 6 et 12 mois. Dans tous les cas, un garage adapté au stockage prolonge considérablement la durée de vie du traitement.
Budget d’une restauration carrosserie Méhari
Le coût d’une restauration carrosserie dépend fortement de l’état initial et du niveau de finition visé. Voici un tableau récapitulatif basé sur les tarifs constatés en 2025-2026 auprès de spécialistes français comme Méhari Club Cassis, référence historique du marché.
| Type d’intervention | Budget amateur (pièces seules) | Budget professionnel (pièces + main-d’œuvre) |
|---|---|---|
| Ravivage complet des couleurs | 50 à 120 € | 300 à 600 € |
| Réparation de 3 à 5 fissures | 30 à 80 € | 400 à 900 € |
| Remplacement d’un panneau latéral | 350 à 500 € | 600 à 900 € |
| Peinture complète (polyuréthane) | 200 à 400 € | 1 200 à 2 500 € |
| Restauration complète carrosserie | 800 à 1 500 € | 2 500 à 4 500 € |
Ces chiffres ne concernent que la carrosserie plastique. Une restauration complète incluant la mécanique, le châssis, l’électricité et la sellerie se situe généralement entre 8 000 et 18 000 €, selon le niveau de finition. La Méhari reste toutefois l’un des véhicules de collection les plus accessibles à restaurer, loin des budgets nécessaires pour une Alpine A110 ou même une Citroën DS.
En matière de cote, une Méhari en bon état de carrosserie se négocie entre 12 000 et 20 000 € selon le millésime et la couleur. Les modèles 4×4 atteignent parfois 25 000 €. Comme pour toute voiture de collection, l’état de la carrosserie influe directement sur la valeur : une Méhari avec des panneaux fissurés ou repeints au pistolet de manière visible perd facilement 30 à 40 % de sa cote.
Pour les budgets serrés, il est tout à fait envisageable de restaurer soi-même la carrosserie plastique. Les techniques décrites dans cet article sont accessibles à un bricoleur soigneux, à condition de respecter scrupuleusement les temps de séchage et les températures de travail. La Méhari fait d’ailleurs partie des voitures de collection accessibles à petit budget si l’on accepte de mettre la main à la pâte.
Concernant la réglementation, la Méhari bénéficie désormais du statut de véhicule de collection, ce qui simplifie son contrôle technique et son assurance. La réglementation du Code de la route relative aux véhicules de collection prévoit des aménagements spécifiques qui facilitent la vie des propriétaires.
À retenir
- Percez toujours un trou d’arrêt de 2 mm à chaque extrémité d’une fissure avant de la réparer
- Ne poncez jamais à sec ni en dessous du grain 320 pour préserver la structure de l’ABS
- Privilégiez la soudure chimique à l’acétone pour les fissures nettes sans manque de matière
- Utilisez exclusivement de la peinture polyuréthane bi-composant avec apprêt plastique
- Ne dépassez jamais 100 °C au pistolet à air chaud pour redresser une déformation
Questions fréquentes
Quel est le prix d’une restauration complète pour une Citroën Méhari ?
Une restauration complète (carrosserie, châssis, mécanique, sellerie) coûte entre 8 000 et 18 000 € chez un professionnel. La carrosserie plastique seule représente entre 2 500 et 4 500 € en atelier spécialisé, ou 800 à 1 500 € en pièces si vous réalisez le travail vous-même.
De quel matériau est fabriquée la carrosserie de la Méhari ?
La carrosserie est moulée en ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène), un plastique teinté dans la masse. Ce matériau a été choisi par Citroën pour sa légèreté (65 kg pour l’ensemble de la carrosserie), son insensibilité à la rouille et sa facilité de moulage en grandes pièces.
Comment peindre une Méhari sans que la peinture s’écaille ?
Il faut impérativement utiliser un apprêt promoteur d’adhérence spécial plastique avant d’appliquer une peinture polyuréthane bi-composant souple. Les peintures acryliques standard craquellent en moins d’un an sur l’ABS. Appliquez 3 à 4 couches croisées et terminez par deux couches de vernis polyuréthane souple.
Peut-on réparer soi-même une fissure sur la carrosserie d’une Méhari ?
Oui, la soudure chimique à l’acétone est une technique accessible à un bricoleur soigneux. Elle consiste à dissoudre superficiellement les bords de la fissure avec de l’acétone pour qu’ils fusionnent. L’étape clé est de percer un trou d’arrêt à chaque extrémité de la fissure avant de la traiter, pour empêcher sa propagation.
Combien de temps dure une restauration de carrosserie Méhari ?
En travaillant le week-end, comptez 2 à 4 mois pour une restauration carrosserie complète en amateur. Un professionnel spécialisé réalise le même travail en 3 à 6 semaines. Les temps de séchage entre chaque étape (24 h pour la soudure chimique, 48 h pour la résine époxy) imposent un rythme qu’on ne peut pas accélérer.
Faut-il démonter la carrosserie de la Méhari pour la restaurer ?
Le démontage complet est recommandé pour une restauration intégrale, car il permet d’inspecter le châssis métallique en dessous et de traiter chaque panneau individuellement. La carrosserie de la Méhari est fixée par des boulons accessibles et se démonte en quelques heures avec deux personnes. C’est aussi l’occasion de traiter le châssis contre la corrosion.
Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.
Sources
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