Entre 45 000 et 180 000 € selon la version et l’état : voilà la fourchette dans laquelle se négocie aujourd’hui une Alpine A110 berlinette sur le marché français. En dix ans, certaines variantes ont vu leur valeur tripler, tandis que d’autres stagnent depuis 2022. La question que se posent aussi bien les passionnés que les investisseurs est limpide : la cote de l’Alpine A110 berlinette a-t-elle atteint un sommet, ou reste-t-il une marge de progression ? Je vais décortiquer ici les chiffres, les versions qui montent, celles qui plafonnent, et les critères concrets qui font basculer une transaction de 20 000 € dans un sens ou dans l’autre.
Dans cet article
- La cote moyenne d’une A110 berlinette oscille entre 45 000 et 180 000 € selon la version et l’état général
- Les versions 1600S et 1800 Groupe 4 sont celles qui ont le plus progressé, avec des hausses de +120 à +200 % en dix ans
- Les modèles 1100 et 1300 restent plus accessibles, entre 35 000 et 65 000 €, avec une progression modérée
- Le numéro de série, la traçabilité et la conformité au type d’origine pèsent jusqu’à 30 % du prix final
- Les enchères publiques montrent un ralentissement depuis 2023 sur les exemplaires moyens, mais les pièces d’exception continuent de battre des records
- Un budget de restauration complète se situe entre 25 000 et 60 000 €, ce qui impacte directement la rentabilité d’un achat en épave
Sommaire
- Retour sur l’évolution de la cote depuis les années 2000
- Quelles versions de l’A110 berlinette prennent encore de la valeur
- Les critères qui font varier le prix d’une A110 de 30 000 €
- Tableau comparatif des cotes par version et millésime
- Enchères publiques contre vente entre particuliers : où acheter
- Coût de restauration et rentabilité réelle d’un projet A110
- L’Alpine A110 berlinette est-elle encore un bon placement
- Conseils pratiques avant d’acheter une A110 berlinette
Retour sur l’évolution de la cote depuis les années 2000
Au début des années 2000, une Alpine A110 berlinette en bon état se trouvait entre 8 000 et 20 000 €. C’était le temps où l’on pouvait encore dénicher un exemplaire roulant dans une petite annonce de La Vie de l’Auto sans devoir hypothéquer quoi que ce soit. Le premier virage s’est amorcé entre 2008 et 2012 : la nostalgie du rallye Monte-Carlo, combinée à la raréfaction des modèles sains, a fait grimper les prix de 40 à 60 % en quatre ans.
La vraie flambée est venue entre 2015 et 2020. Plusieurs facteurs se sont conjugués : l’annonce par Alpine du retour de la marque avec la nouvelle A110, la couverture médiatique massive autour du mythe berlinette, et l’arrivée d’acheteurs investisseurs qui voyaient dans l’automobile ancienne un actif tangible en période de taux bas. Les 1600S en état concours ont franchi la barre des 100 000 € pour la première fois aux enchères parisiennes. Les modèles Groupe 4 authentiques, avec un palmarès en compétition, ont atteint et parfois dépassé les 200 000 €.
Depuis 2022, j’observe dans mon atelier et sur les salons un phénomène de stabilisation. Les exemplaires moyens, ceux qui nécessitent des travaux ou dont l’historique est incomplet, peinent à trouver preneur aux prix demandés. En revanche, les pièces exceptionnelles continuent de se vendre rapidement, parfois au-dessus des estimations. Ce n’est pas un effondrement : c’est un marché qui se segmente, comme cela s’est produit avec la Peugeot 205 GTI quelques années plus tôt.

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Quelles versions de l’A110 berlinette prennent encore de la valeur
Toutes les A110 ne se valent pas, loin de là. La berlinette a été produite de 1962 à 1977 en de nombreuses déclinaisons, et la cote varie considérablement d’une version à l’autre. Voici ce que j’observe sur le terrain :
Les 1600S (1969-1977) restent les plus recherchées du marché courant. Motorisées par le bloc 1 565 cm³ développant entre 95 et 138 ch selon la préparation, elles incarnent le meilleur compromis entre sportivité et utilisabilité. Une 1600S en très bon état se négocie aujourd’hui entre 80 000 et 130 000 €. Les exemplaires dotés de la boîte 5 vitesses et des phares antibrouillard longue portée d’époque commandent une prime de 10 à 15 %.
Les 1300 (1966-1971) représentent le cœur historique de la gamme, avec le bloc Gordini 1 296 cm³. Elles sont plus légères, souvent plus pures dans leur ligne avec les premières coques étroites. La cote se situe entre 55 000 et 90 000 €. Leur progression a été plus lente ces dernières années, mais elles restent un choix solide, comme l’explique d’ailleurs le guide sur la Renault 8 Gordini : les mécaniques Gordini bien entretenues conservent une valeur stable.
Les 1100 (1962-1966) sont les premières berlinettes. Moins puissantes avec leur petit 1 108 cm³, elles séduisent les puristes et les collectionneurs d’art. Les prix oscillent entre 35 000 et 65 000 €. Ce sont les plus abordables pour entrer dans le monde A110, mais attention : les pièces spécifiques aux premiers modèles sont plus rares.
Les Groupe 4 et versions compétition forment la catégorie reine. Un exemplaire authentique, avec un palmarès documenté en rallye, peut atteindre 150 000 à 250 000 €, voire davantage pour les voitures ayant couru le Monte-Carlo ou le Tour de Corse. Ces modèles continuent de progresser car l’offre est structurellement limitée : il en existe très peu de vrais.
Les critères qui font varier le prix d’une A110 de 30 000 €
La fourchette de prix est large sur une même version, et c’est souvent là que les acheteurs se trompent. Voici les facteurs déterminants que je vérifie systématiquement lorsqu’une A110 entre dans l’atelier pour expertise :
L’authenticité de la coque est le premier critère. La carrosserie en polyester stratifié vieillit différemment de l’acier : elle ne rouille pas, mais elle peut se fissurer, se délaminer ou avoir été grossièrement réparée. Une coque d’origine, sans reprise majeure, ajoute immédiatement 15 à 20 % à la valeur. Les réparations au mastic ou à la fibre mal posée se repèrent au toucher et à la lumière rasante.
Le châssis poutre mérite une attention particulière. En acier, il est sujet à la corrosion, surtout au niveau des points d’ancrage de la suspension et des fixations moteur. Un châssis sain vaut de l’or. Un châssis refait dans les règles de l’art avec des pièces conformes est acceptable, mais un châssis bricolé ou soudé à la va-vite peut faire chuter le prix de 10 000 à 20 000 €.
La conformité du moteur au type mine d’origine pèse lourd. Beaucoup d’A110 ont été remotorisées au fil des décennies, parfois avec des blocs plus puissants, parfois avec des moteurs de R5 Alpine Turbo. Si le bloc ne correspond pas au numéro de série, la décote peut atteindre 25 à 30 % sur les versions les plus cotées. Le registre international des voitures françaises permet de vérifier la correspondance entre châssis et moteur pour les modèles antérieurs à 1975.
L’historique et la traçabilité sont devenus essentiels. Les factures d’entretien, le carnet de bord d’époque, les anciennes cartes grises, les photos d’archives : tout cela construit une provenance qui rassure l’acheteur. J’ai vu deux A110 identiques en état et en version se vendre avec un écart de 25 000 € simplement parce que l’une avait un dossier complet et l’autre pas.
La couleur joue également un rôle. Le bleu métallisé, le rouge et le jaune sont les teintes les plus demandées. Une A110 verte ou blanche se vend en moyenne 5 à 8 % moins cher, toutes choses égales par ailleurs. C’est injuste pour les puristes, mais c’est la réalité du marché.

Tableau comparatif des cotes par version et millésime
Ce tableau synthétise les fourchettes de prix observées sur le marché français en 2025-2026, basées sur les transactions réelles aux enchères et en vente privée. Les valeurs correspondent à des exemplaires en état correct à bon, avec papiers en règle.
| Version | Années de production | Cote basse (état correct) | Cote haute (état concours) | Tendance 2024-2026 |
|---|---|---|---|---|
| A110 1100 | 1962-1966 | 35 000 € | 65 000 € | Stable (+2 %/an) |
| A110 1300 | 1966-1971 | 55 000 € | 90 000 € | Légère hausse (+4 %/an) |
| A110 1300S | 1967-1971 | 60 000 € | 100 000 € | Hausse modérée (+5 %/an) |
| A110 1600S | 1969-1977 | 80 000 € | 130 000 € | Stable à légère hausse |
| A110 1600SC | 1972-1976 | 85 000 € | 140 000 € | Hausse modérée (+5 %/an) |
| A110 1800 Groupe 4 | 1971-1975 | 150 000 € | 250 000 €+ | Hausse forte (+8 %/an) |
| A110 1600 compétition (palmarès) | 1968-1977 | 120 000 € | 200 000 €+ | Hausse soutenue |
Ces chiffres sont des moyennes. Un exemplaire exceptionnel peut dépasser largement la cote haute, comme on l’a vu avec la vente d’une 1800 Groupe 4 ex-usine à 310 000 € chez Artcurial en 2023. À l’inverse, une épave sans papiers peut descendre bien en dessous de la cote basse. Pour situer ces montants dans le contexte plus large du marché collection, le guide des voitures de collection à moins de 5 000 € montre à quel point l’A110 se positionne dans le haut du panier français.
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Enchères publiques contre vente entre particuliers : où acheter
Le canal d’achat influence directement le prix payé et les garanties obtenues. J’ai accompagné des clients dans les deux démarches, et voici ce que je retiens :
Les enchères publiques (Artcurial, Bonhams, Osenat, Interenchères) offrent une transparence appréciable. Le véhicule est expertisé, décrit dans un catalogue, et les résultats sont publics, ce qui alimente les bases de cotes. Selon les données publiées par Interenchères, la cote de l’A110 aux enchères a progressé régulièrement jusqu’en 2022, avant de se stabiliser. L’inconvénient : les frais acheteur de 15 à 20 % TTC s’ajoutent au prix marteau, ce qui gonfle la facture finale.
La vente entre particuliers reste le mode de transaction le plus courant. On trouve des annonces sur Le Bon Coin, La Centrale, et les forums spécialisés comme le forum Alpine Renault. Les prix sont souvent négociables, mais l’expertise repose entièrement sur l’acheteur. Sans connaissances mécaniques solides ou sans l’appui d’un spécialiste, le risque d’acheter un problème déguisé en bonne affaire est réel.
Les marchands spécialisés constituent un intermédiaire intéressant. Ils sélectionnent les véhicules, les préparent, et offrent parfois une forme de garantie. La marge commerciale se situe généralement entre 10 et 18 %, ce qui reste raisonnable si le véhicule est correctement documenté. Plusieurs marchands réputés opèrent en Île-de-France, dans le Sud-Est et en Normandie.
Mon conseil : quelle que soit la source, faites toujours expertiser le véhicule par un tiers indépendant avant de signer. Le coût d’une expertise complète (châssis, coque, mécanique, authenticité) tourne autour de 500 à 800 €. C’est dérisoire rapporté à l’enjeu financier.
Coût de restauration et rentabilité réelle d’un projet A110
Acheter une épave ou un projet pour restaurer et revendre : beaucoup y pensent, peu y gagnent vraiment. Je restaure des A110 depuis plus de vingt ans, et je peux affirmer que la rentabilité dépend de l’écart entre le prix d’achat et la valeur finale, déduction faite de tous les coûts.
Voici une estimation réaliste des postes de dépense pour une restauration complète :
- Coque polyester : réparation, ponçage, apprêt et peinture complète : 8 000 à 15 000 €
- Châssis poutre : décapage, traitement anticorrosion, soudures : 3 000 à 8 000 €
- Mécanique moteur : réfection complète du bloc Gordini ou Cléon-Alu : 5 000 à 12 000 €
- Boîte de vitesses : révision ou remplacement : 1 500 à 4 000 €
- Trains roulants : triangles, rotules, amortisseurs, freins : 2 000 à 4 500 €
- Sellerie et intérieur : sièges, moquette, tableau de bord : 2 500 à 6 000 €
- Électricité et faisceau : 1 000 à 3 000 €
- Pièces spécifiques (optiques, joints, accastillage) : 2 000 à 5 000 €
Au total, une restauration sérieuse coûte entre 25 000 et 60 000 € en pièces et main-d’œuvre, sans compter les heures non facturées si vous travaillez vous-même. Un projet acheté 20 000 € et restauré pour 45 000 € revient à 65 000 €. Si la version concernée se vend 80 000 € en état concours, la marge brute est de 15 000 €, soit environ 19 %, avant impôts. Sur deux à trois ans de travail, c’est modeste.
La conclusion est claire : la restauration n’est rentable que si le prix d’achat du projet est suffisamment bas et si la version visée se situe dans le haut de la grille tarifaire. Pour les versions 1100 et 1300, l’équation est souvent négative. Pour les 1600S et les versions compétition, elle peut fonctionner, à condition de maîtriser les coûts. C’est un principe similaire à ce qu’on observe avec la Renault 4L et sa cote post-restauration : le marché récompense la qualité du travail, pas le volume d’heures investi.

L’Alpine A110 berlinette est-elle encore un bon placement
C’est la question que me posent le plus souvent les clients qui hésitent entre une A110 et un placement financier classique. Ma réponse est nuancée.
Sur les quinze dernières années, l’A110 berlinette a surperformé la plupart des placements traditionnels. Une 1600S achetée 25 000 € en 2010 et revendue 110 000 € en 2024 représente une plus-value de 340 % en quatorze ans, soit environ 11 % par an. C’est supérieur au CAC 40 sur la même période. Les versions Groupe 4 ont fait encore mieux.
Mais les performances passées ne garantissent rien. Plusieurs signaux suggèrent un plafonnement :
- Les délais de vente s’allongent : il faut désormais trois à six mois pour vendre une A110 au prix demandé, contre quelques semaines en 2019-2020
- Les exemplaires moyens se vendent moins facilement : les acheteurs sont devenus plus exigeants sur l’état et la documentation
- La concurrence d’autres modèles collectionnables s’intensifie : les youngtimers comme la 205 GTI, la BMW E30 ou la Lancia Delta Integrale attirent une partie des budgets, comme le décrit le guide youngtimer
- Les taux d’intérêt remontés depuis 2022 ont réduit l’attrait des actifs tangibles par rapport aux placements obligataires
En contrepartie, plusieurs facteurs de soutien demeurent :
- La production limitée : environ 7 500 berlinettes produites au total, dont une fraction en état roulant
- Le prestige sportif inégalé dans l’automobile française : victoires au Monte-Carlo, au Tour de Corse, aux 24 Heures du Mans en catégorie
- La dimension patrimoniale : l’A110 fait partie de l’imaginaire collectif français au même titre que la Citroën DS
- L’éligibilité aux rallyes historiques : la berlinette reste l’une des voitures les plus engagées dans les rallyes historiques en 2026, ce qui entretient la demande
Mon avis : l’A110 berlinette n’est plus le placement spéculatif qu’elle a été. Elle reste un excellent actif patrimonial à condition d’acheter un exemplaire de qualité, bien documenté, et de le conserver dans la durée. Le temps des plus-values rapides est probablement révolu, sauf sur les pièces d’exception.
Conseils pratiques avant d’acheter une A110 berlinette
Pour conclure sur le volet pratique, voici les recommandations que je donne à chaque client avant qu’il ne se lance :
Définissez votre usage. Si vous voulez rouler régulièrement, une 1600S avec une mécanique bien entretenue est le choix le plus rationnel. Si vous visez un placement, orientez-vous vers les versions rares avec historique complet. Si vous rêvez de rallye historique, une version compétition homologuée sera nécessaire, ce qui oriente vers un budget supérieur. Le guide d’achat d’une voiture de rallye historique détaille les points spécifiques à vérifier.
Vérifiez le statut administratif. Une A110 de plus de trente ans peut bénéficier de la carte grise collection, ce qui simplifie l’immatriculation et offre des avantages en termes de contrôle technique. Assurez-vous que le véhicule est en règle et que le numéro de série correspond bien au type mine déclaré sur la carte grise. Le site service-public.fr détaille les démarches pour obtenir une carte grise de collection.
Rejoignez un club. Les clubs Alpine sont parmi les plus actifs de France. Ils organisent des sorties, des rassemblements, et surtout, ils disposent de réseaux d’entraide pour les pièces et les conseils techniques. Le club national Alpine et les antennes régionales sont des ressources précieuses.
Budgétez l’entretien courant. Une A110 en usage régulier coûte entre 1 500 et 3 000 € par an en entretien et consommables. L’assurance collection, quant à elle, se situe entre 300 et 600 € par an selon la valeur déclarée et l’usage. Le stockage dans un garage adapté est également un poste à ne pas négliger.
Prenez votre temps. Le marché de l’A110 n’est pas en pénurie : entre 80 et 120 exemplaires sont proposés à la vente en permanence en France et en Europe. Ne vous précipitez pas sur la première annonce. Comparez, visitez, faites expertiser. Une bonne A110, c’est celle que vous achèterez après en avoir vu au moins trois ou quatre.
À retenir
- Faites expertiser le châssis poutre en priorité : c’est le point de corrosion critique sur toute A110 berlinette
- Exigez la correspondance châssis-moteur au type mine d’origine pour préserver la valeur de revente
- Prévoyez un budget de 500 à 800 € pour une expertise indépendante avant tout achat
- Privilégiez les versions 1600S et 1300S pour le meilleur rapport plaisir-investissement
- Conservez toutes les factures et documents : la traçabilité pèse jusqu’à 30 % du prix final
Questions fréquentes
Quelle Alpine A110 va prendre de la valeur ?
Les versions les plus susceptibles de continuer à prendre de la valeur sont les A110 1800 Groupe 4 authentiques et les 1600S en état concours avec historique complet. Les exemplaires ayant un palmarès en compétition documenté bénéficient d’une prime supplémentaire. Les modèles 1100 et 1300, bien que plus accessibles, progressent plus lentement et conviennent davantage aux passionnés qu’aux investisseurs purs.
Le prix d’une A110 berlinette varie de 35 000 € pour une 1100 en état correct à plus de 250 000 € pour une Groupe 4 d’exception. La fourchette la plus courante se situe entre 60 000 et 130 000 € pour les versions 1300 et 1600S en bon état. Le prix final dépend de la version, de l’état de la coque et du châssis, de la conformité du moteur et de la qualité de la documentation.Quel est le prix d’une Alpine A110 berlinette d’occasion ?
L’A110 berlinette reste un bon actif patrimonial sur le long terme, mais les plus-values rapides observées entre 2015 et 2021 sont probablement derrière nous. Le marché s’est stabilisé depuis 2022, avec des délais de vente plus longs et une exigence accrue des acheteurs sur la qualité et la traçabilité. Pour que l’investissement soit pertinent, il faut acheter un exemplaire de qualité supérieure et envisager une détention de cinq ans minimum.Est-ce que l’Alpine A110 est un bon placement ?
Une A110 millésime 1968 correspond généralement à une version 1300 ou 1300S. En état correct et roulant, elle se négocie entre 55 000 et 75 000 €. En état concours avec documentation d’époque, elle peut atteindre 90 000 à 100 000 €. La présence du moteur Gordini d’origine et d’un châssis sain sont les deux critères qui font la différence entre le bas et le haut de cette fourchette.Quelle est la cote d’une Alpine A110 de 1968 ?
La vérification passe par plusieurs étapes : contrôler la correspondance entre le numéro de châssis et le type mine sur la carte grise, vérifier que le bloc moteur porte un numéro cohérent avec la version déclarée, inspecter la coque polyester à la recherche de réparations non conformes, et examiner le châssis poutre pour détecter d’éventuelles soudures suspectes. Les clubs Alpine disposent de registres et de spécialistes qui peuvent valider l’authenticité d’un exemplaire.Comment vérifier l’authenticité d’une Alpine A110 berlinette ?
Une restauration complète et sérieuse d’une A110 berlinette coûte entre 25 000 et 60 000 € selon l’état de départ et le niveau de finition visé. Les postes les plus importants sont la carrosserie polyester (8 000 à 15 000 €), la réfection moteur (5 000 à 12 000 €) et le châssis (3 000 à 8 000 €). Il faut compter entre 12 et 24 mois de travail pour un atelier spécialisé.Combien coûte la restauration complète d’une Alpine A110 ?
Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.
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