Dans cet article
- Les cinq constructeurs majeurs qui ont dominé l’automobile française dans les années 1930 : Bugatti, Delahaye, Talbot-Lago, Citroën et Peugeot
- La Traction Avant Citroën, lancée en 1934, reste le modèle le plus emblématique de la décennie avec sa révolution technique
- Les cotes des voitures françaises des années 30 varient de 15 000 à plus de 2 millions d’euros selon le modèle et l’état
- La Bugatti Type 57 est aujourd’hui la voiture ancienne française 1930 la plus recherchée par les collectionneurs du monde entier
- Restaurer un modèle français des années 30 nécessite en moyenne 1 500 à 3 000 heures de travail en atelier
- Les pièces détachées restent disponibles grâce à un réseau actif de clubs et de spécialistes en France
Sommaire
- Panorama de l’automobile française dans les années 1930
- Bugatti Type 57 : le joyau absolu de la décennie
- Citroën Traction Avant : la révolution technique de 1934
- Delahaye et Talbot-Lago : l’âge d’or du grand tourisme
- Peugeot et Renault : les voitures populaires des années 30
- Les marques anciennes françaises oubliées de cette époque
- Cotes et prix d’une voiture ancienne française des années 1930
- Restaurer une voiture des années 30 : conseils pratiques
- Où voir et acheter une voiture française des années 1930
En vingt-cinq ans de restauration dans mon atelier près de Lyon, j’ai eu la chance de travailler sur des dizaines de véhicules français des années 1930. Cette décennie représente pour moi l’apogée du savoir-faire automobile hexagonal : une période où l’ingénierie, l’élégance et l’audace se conjuguaient pour produire des machines qui fascinent encore aujourd’hui. La voiture ancienne française 1930 incarne un patrimoine mécanique unique au monde, à une époque où la France comptait plus de constructeurs que n’importe quel autre pays européen.
Je vous propose de plonger dans l’univers de ces modèles mythiques, des Bugatti de prestige aux Peugeot populaires, en passant par la légendaire Traction Avant. Que vous soyez collectionneur confirmé ou simplement passionné, ce guide vous donnera toutes les clés pour comprendre, apprécier et peut-être acquérir l’une de ces merveilles mécaniques.
Panorama de l’automobile française dans les années 1930
Les années 1930 constituent une période charnière pour l’industrie automobile française. Malgré la crise économique mondiale qui frappe durement le secteur à partir de 1929, la France reste le deuxième producteur mondial d’automobiles derrière les États-Unis. On dénombre alors plus d’une trentaine de constructeurs actifs sur le territoire, une diversité qui ne sera plus jamais égalée.
Selon les données historiques compilées par le portail Histoire de l’automobile sur Wikipédia, la production française passe de 254 000 véhicules en 1929 à environ 200 000 en 1938. Cette période voit néanmoins naître des innovations majeures : la traction avant, les carrosseries aérodynamiques, les moteurs à soupapes en tête et les premières boîtes de vitesses synchronisées.
Le paysage se divise alors en deux catégories distinctes. D’un côté, les constructeurs de prestige comme Bugatti, Delahaye, Delage et Talbot-Lago produisent des véhicules d’exception en petite série. De l’autre, les grands industriels comme Citroën, Peugeot et Renault démocratisent l’automobile avec des modèles accessibles à la classe moyenne émergente. Cette dualité fait toute la richesse du patrimoine automobile français de cette époque.

Pour bien comprendre cette période, il faut aussi la replacer dans son contexte social. Le Front populaire de 1936 instaure les congés payés, ce qui stimule l’envie de mobilité des Français. Les constructeurs répondent en proposant des modèles familiaux robustes, capables de parcourir les routes de campagne encore souvent non goudronnées. Si vous vous intéressez à l’évolution qui a suivi, mon article sur les voitures françaises des années 70 montre comment l’industrie a poursuivi sa transformation.
Bugatti Type 57 : le joyau absolu de la décennie
Quand on me demande quelle est la voiture ancienne la plus recherchée des années 1930, ma réponse est immédiate : la Bugatti Type 57. Produite à Molsheim en Alsace entre 1934 et 1940, elle représente l’aboutissement du génie de Jean Bugatti, fils du fondateur Ettore. J’ai eu le privilège d’intervenir sur trois exemplaires au cours de ma carrière, et chaque fois, la qualité de fabrication m’a laissé sans voix.
La Type 57 embarque un moteur huit cylindres en ligne de 3,3 litres développant environ 135 chevaux dans sa version standard. La version SC (surcompressée) atteint 175 chevaux, des chiffres remarquables pour l’époque. Sa vitesse de pointe dépasse les 170 km/h, ce qui en fait l’une des voitures les plus rapides de son temps.
Plusieurs variantes ont marqué l’histoire :
- Type 57 Ventoux : berline sport quatre places, la plus courante avec environ 200 exemplaires
- Type 57 Stelvio : cabriolet élégant carrossé par Gangloff
- Type 57 Atalante : coupé deux portes aux lignes fluides, très prisé aujourd’hui
- Type 57SC Atlantic : chef-d’œuvre absolu, seulement quatre exemplaires produits, cotés à plus de 30 millions d’euros
Au total, environ 710 Bugatti Type 57 ont été construites. On estime qu’il en subsiste entre 350 et 400, réparties dans des collections privées et des musées à travers le monde. La collection Schlumpf à Mulhouse en expose plusieurs exemplaires magnifiques que je recommande vivement d’aller admirer.
Citroën Traction Avant : la révolution technique de 1934
Si la Bugatti Type 57 incarne le luxe, la Citroën Traction Avant représente le génie industriel français dans toute sa splendeur. Présentée le 18 avril 1934, elle concentre à elle seule quatre innovations majeures : la traction avant, la carrosserie monocoque, les freins hydrauliques et les roues avant indépendantes. Aucun autre constructeur au monde n’avait osé réunir autant de ruptures technologiques dans un seul modèle.
André Citroën a tout misé sur ce projet, au point de mettre son entreprise en péril financier. La mise au point a été chaotique : les premières séries souffraient de problèmes de boîte de vitesses et de joints homocinétiques. Mais une fois ces soucis réglés, la Traction est devenue la voiture la plus populaire de la fin des années 1930 en France.
Dans mon atelier, la Traction Avant est le modèle des années 30 que je restaure le plus fréquemment. La gamme se décline en plusieurs versions :
- 7A et 7B (1934) : les premières versions, moteur 1 303 cm³ puis 1 529 cm³
- 7C (1934-1941) : moteur 1 628 cm³ de 36 chevaux, la plus répandue avant-guerre
- 11 Légère et 11 Normale (1934-1957) : moteur 1 911 cm³, déclinée en berline, familiale et commerciale
- 15-Six (1938-1957) : le haut de gamme avec son moteur six cylindres de 2 867 cm³
La Traction a été produite à 759 123 exemplaires entre 1934 et 1957, ce qui en fait de loin la voiture française des années 30 la plus accessible aujourd’hui pour les collectionneurs. Son entretien est relativement simple, et les pièces détachées restent disponibles grâce à un réseau de clubs très actif. Pour vérifier l’authenticité d’un exemplaire, je conseille toujours de consulter l’historique du véhicule avant tout achat.
Delahaye et Talbot-Lago : l’âge d’or du grand tourisme
Les années 1930 ont vu deux constructeurs français s’imposer dans le segment du grand tourisme de luxe avec une élégance qui rivalisait avec les meilleures productions britanniques et italiennes.
Delahaye, fondée en 1894 à Tours, connaît sa renaissance en 1935 avec la Type 135. Ce modèle, équipé d’un six cylindres de 3,6 litres, remporte les 24 Heures du Mans en 1938 avec Chaboud et Trémoulet. La 135 Competition développe 160 chevaux et atteint 180 km/h, des performances exceptionnelles. Les carrosseries signées Figoni et Falaschi, avec leurs lignes « goutte d’eau », comptent parmi les plus belles jamais dessinées. Une Delahaye 135 MS carrossée par Figoni peut aujourd’hui dépasser les 2 millions d’euros en vente aux enchères.

Talbot-Lago, sous la direction inspirée d’Anthony Lago à partir de 1935, produit des Grand Sport et des Record équipées du fameux moteur six cylindres de 4 litres conçu par l’ingénieur Walter Becchia. La Talbot-Lago T150 CSS « Goutte d’eau », avec sa carrosserie aérodynamique signée Figoni et Falaschi, est considérée par de nombreux experts comme la plus belle voiture de style années 30. Moins de 20 exemplaires ont été produits, ce qui explique des cotes dépassant les 5 millions d’euros.
J’ai eu la chance de restaurer un moteur Delahaye 135 il y a quelques années. La qualité de fonderie et l’usinage des pièces mécaniques témoignent d’un niveau d’exigence que l’on retrouve rarement, même sur des véhicules bien plus récents. Pour ceux qui envisagent l’achat d’un tel modèle, je recommande de passer par une vente aux enchères spécialisée où l’expertise est garantie.
Peugeot et Renault : les voitures populaires des années 30
Tous les modèles des années 1930 ne sont pas des automobiles de luxe inaccessibles. Peugeot et Renault ont produit des véhicules populaires qui ont motorisé la France profonde, et qui représentent aujourd’hui des opportunités intéressantes pour débuter une collection.
Chez Peugeot, la 201 (1929-1937) marque un tournant. Première Peugeot à porter un numéro à trois chiffres avec un zéro central, elle se vend à plus de 142 000 exemplaires grâce à son prix attractif et sa robustesse. Son quatre cylindres de 1 122 cm³ développe modestement 23 chevaux, mais sa fiabilité est légendaire. La Peugeot 402 (1935-1942), avec son design aérodynamique et ses phares derrière la calandre, reste l’un des modèles les plus élégants de la marque.
Chez Renault, la Celtaquatre (1934-1938) et la Juvaquatre (1937-1960) incarnent la volonté de Louis Renault de toucher un public large. La Juvaquatre, inspirée de l’Opel Olympia allemande, est la première Renault à carrosserie monocoque. Avec son moteur de 1 003 cm³ et ses 23 chevaux, elle se positionne comme une voiture économique et pratique.
| Modèle | Années de production | Moteur | Puissance | Exemplaires produits | Cote actuelle estimée |
|---|---|---|---|---|---|
| Bugatti Type 57 | 1934-1940 | 8 cyl. 3 257 cm³ | 135 ch | ~710 | 500 000 à 30 000 000 € |
| Citroën Traction 11 | 1934-1957 | 4 cyl. 1 911 cm³ | 46 ch | ~759 000 (toutes versions) | 15 000 à 45 000 € |
| Delahaye 135 | 1935-1954 | 6 cyl. 3 557 cm³ | 110-160 ch | ~2 000 | 200 000 à 2 500 000 € |
| Talbot-Lago T150 | 1937-1939 | 6 cyl. 3 996 cm³ | 140-165 ch | ~50 | 1 000 000 à 7 000 000 € |
| Peugeot 402 | 1935-1942 | 4 cyl. 1 991 cm³ | 55 ch | ~75 000 | 18 000 à 55 000 € |
| Peugeot 201 | 1929-1937 | 4 cyl. 1 122 cm³ | 23 ch | ~142 000 | 10 000 à 30 000 € |
| Renault Juvaquatre | 1937-1960 | 4 cyl. 1 003 cm³ | 23 ch | ~55 000 | 8 000 à 22 000 € |
Ces modèles populaires constituent une excellente porte d’entrée dans le monde de la collection automobile. Leurs pièces mécaniques sont souvent interchangeables d’un modèle à l’autre au sein d’une même marque, ce qui simplifie considérablement la restauration.
Les marques anciennes françaises oubliées de cette époque
Quand on me demande quelles sont les marques de voitures anciennes françaises, je cite naturellement les grands noms. Mais les années 1930 comptaient aussi des constructeurs aujourd’hui tombés dans l’oubli, et dont les productions méritent d’être redécouvertes.
Delage, fondée par Louis Delâge en 1905, produit dans les années 30 des voitures d’un raffinement extrême. La Delage D8-120, avec son moteur huit cylindres en ligne de 4,3 litres, rivalise avec les meilleures Delahaye. La marque est absorbée par Delahaye en 1935, mais continue de produire sous son propre nom jusqu’en 1953.
Hotchkiss, constructeur d’origine américaine installé à Saint-Denis, se distingue par ses berlines sportives et fiables. La Hotchkiss 686 remporte six fois le rallye Monte-Carlo entre 1932 et 1950. Ces voitures, reconnaissables à leur mascotte en forme de canons croisés, offrent un compromis remarquable entre performances et confort.
D’autres marques méritent d’être mentionnées :
- Panhard et Levassor : l’un des plus anciens constructeurs au monde, qui produit des berlines panoramiques innovantes
- Salmson : spécialiste des voitures sportives légères avec son célèbre moteur à double arbre à cames
- Amilcar : constructeur de cyclecars sportifs, absorbé par Hotchkiss en 1937
- Voisin : Gabriel Voisin, pionnier de l’aviation, applique l’aérodynamique à ses automobiles avec des résultats avant-gardistes
- Chenard et Walcker : vainqueur des premières 24 Heures du Mans en 1923, qui décline dans les années 30
Ces marques disparues témoignent de la richesse extraordinaire de l’industrie automobile française d’avant-guerre. Retrouver et restaurer l’une de ces voitures représente un défi passionnant que j’encourage tout collectionneur averti à relever. Le musée Schlumpf de Mulhouse expose plusieurs modèles de ces marques oubliées.
Cotes et prix d’une voiture ancienne française des années 1930
La question du prix d’une voiture des années 1930 revient constamment dans les échanges que j’ai avec mes clients. Le marché est extrêmement segmenté : entre une Peugeot 201 en état moyen et une Bugatti Type 57SC Atlantic, le rapport de prix peut atteindre 1 à 3 000.
Plusieurs facteurs déterminent la valeur d’un modèle :
- La rareté : moins il reste d’exemplaires, plus la cote monte
- L’état de conservation : une voiture « sortie de grange » en état d’origine vaut souvent plus qu’une restauration approximative
- L’historique : un véhicule au passé documenté (propriétaires successifs, participations à des courses) bénéficie d’une prime significative
- Le carrossier : sur les modèles de luxe, une carrosserie signée Figoni, Saoutchik ou Chapron multiplie la valeur
- La version : cabriolet, roadster et coupé se négocient 30 à 50 % plus cher que les berlines équivalentes
Le marché des voitures des années 30 et 40 a connu une forte hausse entre 2010 et 2020, avec des records en salle de ventes. Depuis, les prix se sont stabilisés sur le haut de gamme, tandis que les modèles populaires restent abordables. Les prix indiqués dans mon tableau comparatif ci-dessus correspondent à des véhicules en bon état de marche, avec des papiers en règle. Pour les véhicules à restaurer, il faut compter 30 à 50 % de moins à l’achat, mais ajouter le budget de restauration qui peut facilement atteindre 50 000 à 150 000 euros sur un modèle de prestige.
Je recommande toujours de faire établir un rapport historique du véhicule avant toute transaction importante, et de confier l’expertise mécanique à un garage spécialisé oldtimer qui connaît les spécificités de ces mécaniques anciennes.

Restaurer une voiture des années 30 : conseils pratiques
La restauration d’une voiture ancienne française des années 1930 est un projet de longue haleine qui demande patience, compétences et budget. Après 25 ans de métier, voici les conseils que je donne systématiquement à mes clients.
La première étape consiste à évaluer honnêtement l’état du véhicule. Sur les modèles des années 30, les points critiques sont la structure (châssis séparé ou monocoque selon le modèle), la carrosserie (souvent en acier fin, très sujette à la corrosion), et le moteur (qui peut nécessiter une réfection complète). J’établis toujours un diagnostic détaillé avec chiffrage avant de commencer les travaux.
Les pièces détachées constituent le nerf de la guerre. Pour les modèles courants comme la Traction Avant, des fournisseurs spécialisés proposent un catalogue complet de pièces neuves ou refabriquées. Pour les modèles rares, il faut souvent recourir à la fabrication unitaire, ce qui alourdit considérablement la facture. Les boutiques spécialisées oldtimer sont une ressource précieuse pour sourcer des pièces d’époque.
Quelques recommandations essentielles :
- Privilégiez une restauration progressive plutôt qu’une remise en état totale qui peut s’éterniser
- Documentez chaque étape avec des photos et des notes, cela facilite le remontage et valorise le véhicule
- Rejoignez un club de marque : les membres partagent généreusement leurs connaissances et leurs contacts
- Ne négligez pas le circuit électrique, souvent source de pannes et d’incendies sur ces véhicules anciens
- Faites vérifier le faisceau de freinage par un spécialiste : la sécurité n’est pas négociable
Concernant les obligations administratives, n’oubliez pas que même un véhicule de collection doit passer un contrôle technique selon des modalités spécifiques. Les points de contrôle sont adaptés à l’âge du véhicule, ce qui est rassurant pour les propriétaires de modèles des années 30.
Où voir et acheter une voiture française des années 1930
Pour admirer ces modèles mythiques, la France dispose d’un patrimoine muséal exceptionnel. Le musée national de l’Automobile de Mulhouse (collection Schlumpf) abrite la plus grande collection de Bugatti au monde. Le musée de Compiègne, le Conservatoire Citroën et le musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux complètent ce panorama.
Pour acquérir un modèle, plusieurs canaux s’offrent à vous :
- Les salons spécialisés : Rétromobile (Paris, février), Epoqu’Auto (Lyon, novembre), Avignon Motor Festival
- Les ventes aux enchères : Artcurial, Bonhams, RM Sotheby’s organisent des ventes dédiées lors des grands salons
- Les clubs de marque : la Traction Universelle (Citroën), le Bugatti Club France, l’Amicale Delahaye diffusent des annonces entre membres
- Les sites spécialisés : des plateformes comme Car and Classic ou Le Parking référencent des modèles à vendre en France et en Europe
Les voitures françaises des années 1930 se retrouvent également sur les routes lors de rassemblements comme le rallye historique de Corse ou le Tour Auto Optic 2000. Ces événements permettent de voir les voitures en action et de rencontrer des propriétaires passionnés, toujours prêts à partager leur expérience.
Pour les amateurs qui souhaitent élargir leur horizon, les décennies suivantes offrent aussi de belles découvertes. Les modèles des années 70-80 constituent une alternative plus accessible, tandis que les passionnés de voitures américaines des années 70 y trouveront un tout autre univers mécanique. L’important est de suivre sa passion et de choisir un véhicule qui vous fait vibrer à chaque tour de clé de contact.
À retenir
- Commencez par un modèle accessible comme la Citroën Traction Avant (à partir de 15 000 euros) pour découvrir la mécanique des années 30
- Faites systématiquement établir un rapport historique et une expertise mécanique avant tout achat
- Rejoignez un club de marque pour accéder à un réseau de pièces, de conseils et de contacts spécialisés
- Prévoyez un budget de restauration représentant au minimum 50 % du prix d’achat pour un véhicule en état moyen
- Consultez les résultats des ventes aux enchères récentes pour estimer la cote réelle d’un modèle avant de négocier
Questions fréquentes
Quelles sont les marques de voitures anciennes françaises ?
La France a compté des dizaines de constructeurs automobiles au cours de son histoire. Les marques les plus connues sont Bugatti, Citroën, Peugeot, Renault, Delahaye, Delage, Talbot-Lago, Panhard et Levassor, Hotchkiss, Salmson, Voisin, Amilcar, Chenard et Walcker, Facel Vega et Alpine. Beaucoup ont disparu avant ou après la Seconde Guerre mondiale, mais leurs productions restent très recherchées par les collectionneurs. Certaines marques comme Bugatti ont été relancées sous forme moderne, tandis que d’autres survivent uniquement à travers les clubs et les musées.
Quelles sont les voitures de style années 30 ?
Les voitures de style années 30 se caractérisent par des lignes aérodynamiques, des ailes proéminentes séparées de la carrosserie, de longs capots moteur et des calandres verticales chromées. Les modèles les plus représentatifs de ce style sont la Bugatti Type 57 Atlantic, la Talbot-Lago T150 CSS « Goutte d’eau », la Delahaye 135 carrossée par Figoni et Falaschi, la Peugeot 402 avec ses phares intégrés à la calandre, et la Citroën Traction Avant avec sa silhouette basse et moderne. Ce style, parfois qualifié d’Art déco automobile, influence encore aujourd’hui certains designers.
Quelle est une ancienne marque française de voiture ?
Delahaye est un exemple emblématique d’ancienne marque française disparue. Fondée en 1894 à Tours par Émile Delahaye, la marque a produit des voitures de prestige jusqu’en 1954. Sa Type 135, lancée en 1935, a remporté les 24 Heures du Mans en 1938 et reste l’une des voitures françaises les plus élégantes jamais construites. D’autres anciennes marques françaises notables incluent Panhard et Levassor (1891-1967), Hotchkiss (1903-1954), Salmson (1921-1957) et De Dion-Bouton (1883-1932).
Quelle est la voiture ancienne la plus recherchée ?
Parmi les voitures françaises, la Bugatti Type 57SC Atlantic est sans conteste la plus recherchée et la plus chère. Avec seulement quatre exemplaires produits, elle atteint des cotes supérieures à 30 millions d’euros. Dans un segment plus accessible, la Citroën Traction Avant 15-Six est très prisée pour sa rareté relative et son moteur six cylindres. Les Delahaye 135 à carrosserie spéciale Figoni et Falaschi figurent également parmi les modèles les plus convoités, avec des adjudications régulièrement supérieures à 2 millions d’euros en vente aux enchères.
Quel budget prévoir pour acheter une voiture française des années 1930 ?
Le budget varie considérablement selon le modèle et l’état. Pour un modèle populaire comme une Peugeot 201 ou une Renault Juvaquatre, comptez entre 8 000 et 30 000 euros. Une Citroën Traction Avant en bon état se négocie entre 15 000 et 45 000 euros. Les modèles de prestige comme les Delahaye et Talbot-Lago débutent à 200 000 euros et peuvent dépasser plusieurs millions. À ce prix d’achat, ajoutez un budget d’entretien annuel de 1 500 à 5 000 euros, l’assurance collection (300 à 800 euros par an) et le stockage adapté.
Les voitures des années 1930 peuvent-elles rouler au quotidien ?
Techniquement, une voiture des années 1930 bien restaurée peut rouler régulièrement, mais l’usage quotidien n’est pas recommandé. Ces véhicules ne disposent ni de direction assistée, ni de freinage moderne, ni de dispositifs de sécurité contemporains. La vitesse de croisière confortable se situe entre 60 et 80 km/h pour la plupart des modèles. En revanche, les sorties dominicales, les rassemblements et les rallyes de régularité constituent un usage parfaitement adapté. La Citroën Traction Avant est probablement le modèle des années 30 le plus agréable à utiliser régulièrement grâce à sa tenue de route moderne pour l’époque.
Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.