Dans cet article
- La collection automobile Schlumpf rassemble plus de 400 véhicules dans un ancien site industriel de Mulhouse
- Les frères Schlumpf ont acquis leurs pièces maîtresses entre 1961 et 1965 grâce aux bénéfices de leur empire textile
- La valeur estimée de la collection dépasse plusieurs centaines de millions d’euros, avec des Bugatti Royale parmi les plus chères au monde
- Le musée propose un tarif adulte d’environ 18 à 20 € et nécessite au minimum 2 à 3 heures de visite
- On y trouve la plus grande collection de Bugatti au monde, dont deux Royale Type 41
- Le site est classé Musée de France et accueille environ 200 000 visiteurs chaque année
Sommaire
- L’histoire des frères Schlumpf et de leur passion automobile
- Comment les Schlumpf ont constitué une collection hors norme
- Les pièces maîtresses de la collection automobile Schlumpf
- Quelle est la valeur de la collection Schlumpf ?
- Le Musée National de l’Automobile à Mulhouse aujourd’hui
- Informations pratiques : tarifs, horaires et durée de visite
- Les voitures de collection les plus recherchées exposées au musée
- Pourquoi la Cité de l’Automobile mérite le détour
Quand on me demande quel musée automobile m’a le plus marqué en 25 ans de restauration, ma réponse est toujours la même : la collection automobile Schlumpf à Mulhouse. J’ai franchi les portes de cet ancien site textile pour la première fois en 1998, et je me souviens encore du choc en découvrant des dizaines de Bugatti alignées sous les lustres dorés. Ce n’est pas un simple musée, c’est un lieu chargé d’une histoire aussi fascinante que les voitures qu’il abrite. Des frères industriels obsédés par l’automobile, un scandale retentissant, puis la renaissance d’un patrimoine national : je vous raconte tout ce qu’il faut savoir avant de vous y rendre.
L’histoire des frères Schlumpf et de leur passion automobile
Hans et Fritz Schlumpf sont nés en Italie, respectivement en 1904 et 1906, d’un père suisse et d’une mère alsacienne. Après la mort prématurée de leur père, la famille s’installe à Mulhouse où les deux frères grandissent dans un environnement industriel. Dès les années 1930, ils se lancent dans le négoce de laine, puis rachètent progressivement plusieurs filatures en Alsace pour bâtir un véritable empire textile.
Fritz Schlumpf développe très tôt une fascination pour les automobiles Bugatti. Il faut dire que l’usine Bugatti de Molsheim se trouve à quelques dizaines de kilomètres seulement de Mulhouse. Cette proximité géographique avec le berceau de la marque au fer à cheval a nourri une passion qui allait devenir dévorante. Dès les années 1950, Fritz commence à acquérir ses premières voitures anciennes, d’abord modestement, puis avec une frénésie qui ne fera que croître.
Ce qui distingue les Schlumpf d’autres collectionneurs de leur époque, c’est leur volonté de secret absolu. Les voitures sont entreposées dans une ancienne filature de Mulhouse, à l’abri des regards. Seuls quelques proches connaissent l’existence de cette collection qui, pendant près de vingt ans, reste cachée du grand public. Dans mon métier, j’ai croisé des passionnés discrets, mais les Schlumpf portaient le secret à un niveau incomparable.

Comment les Schlumpf ont constitué une collection hors norme
La question revient souvent : comment les frères Schlumpf ont-ils fait pour collectionner autant de voitures ? La réponse tient en plusieurs facteurs. D’abord, les bénéfices considérables de leurs usines textiles leur offraient une capacité financière exceptionnelle. À leur apogée, les Schlumpf employaient plus de 2 000 ouvriers dans leurs filatures alsaciennes.
Ensuite, Fritz Schlumpf a su saisir une fenêtre historique unique. Entre 1961 et 1965, le marché des voitures anciennes n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui. Les Bugatti d’avant-guerre se négociaient à des prix dérisoires comparés à leurs valeurs actuelles. Fritz a notamment racheté en bloc la célèbre collection John Shakespeare, un Américain qui possédait une trentaine de Bugatti. Il a également acquis des lots entiers auprès de collectionneurs européens qui ne mesuraient pas la valeur future de leurs véhicules.
Fritz avait aussi mis en place un réseau d’intermédiaires à travers toute l’Europe. Des rabatteurs lui signalaient chaque Bugatti, chaque voiture de prestige disponible à la vente. Il achetait vite, payait comptant et faisait rapatrier les véhicules dans le plus grand secret vers Mulhouse. En quelques années, il a rassemblé ce qui constitue aujourd’hui la plus grande collection de Bugatti au monde.
Mais cette frénésie d’achat avait un revers. Les fonds utilisés provenaient en partie des comptes des entreprises textiles, ce qui allait provoquer un conflit majeur avec les employés et les syndicats lorsque les difficultés économiques frapperaient le secteur textile dans les années 1970. Si vous vous intéressez à l’univers de la collection automobile privée, l’histoire des Schlumpf est un cas d’école, aussi inspirant que controversé.
Les pièces maîtresses de la collection automobile Schlumpf
En tant que restaurateur, je peux vous affirmer que certaines voitures exposées à Mulhouse sont tout simplement irremplaçables. Voici les joyaux qui justifient à eux seuls le voyage.
La star incontestée reste la Bugatti Royale Type 41. Le musée en possède deux exemplaires sur les six construits au total. Ces voitures monumentales, avec leur moteur 8 cylindres en ligne de 12,7 litres, représentent le sommet absolu du luxe automobile des années 1930. Ettore Bugatti les destinait aux têtes couronnées d’Europe ; seuls quelques clients triés sur le volet purent en acquérir.
On trouve également une Bugatti Type 57SC Atlantic, l’une des voitures les plus rares et les plus belles jamais produites. Sa carrosserie en aluminium rivetée, avec cette arête dorsale caractéristique, en fait un objet d’art autant qu’un véhicule. Quand je la contemple, je ne peux m’empêcher de penser aux centaines d’heures de travail artisanal qu’elle a nécessitées.
Au-delà des Bugatti, la collection présente des Rolls-Royce Silver Ghost, des Mercedes SSK, des Hispano-Suiza, des Maserati de compétition et même des Ferrari d’après-guerre. Les amateurs de marques françaises apprécieront les Panhard et les Gordini qui témoignent du génie automobile hexagonal. Le musée couvre ainsi plus d’un siècle d’histoire, des pionniers de la fin du XIXe siècle aux sportives des années 1980.
| Modèle emblématique | Année | Exemplaires produits | Particularité au musée |
|---|---|---|---|
| Bugatti Royale Type 41 | 1927-1933 | 6 | 2 exemplaires exposés, pièces uniques au monde |
| Bugatti Type 57SC Atlantic | 1936-1938 | 4 | Carrosserie rivetée, chef-d’œuvre de design |
| Bugatti Type 35B | 1927-1930 | environ 45 | La voiture de course la plus titrée de l’histoire |
| Mercedes SSK | 1928-1932 | environ 40 | Compresseur mécanique, symbole de l’âge d’or |
| Rolls-Royce Silver Ghost | 1906-1926 | environ 7 800 | Plusieurs exemplaires dans un état remarquable |
| Gordini Type 16 | 1952-1956 | quelques unités | Témoin de la course automobile française |

Quelle est la valeur de la collection Schlumpf ?
C’est la question que l’on me pose le plus souvent lors de mes conférences sur les voitures de collection. La valeur de la collection Schlumpf est estimée entre 500 millions et plus d’un milliard d’euros, selon les experts et les cours fluctuants du marché. Ce chiffre peut sembler vertigineux, mais il suffit de considérer quelques véhicules individuellement pour comprendre.
Une Bugatti Royale seule vaut entre 30 et 100 millions d’euros sur le marché actuel. La dernière vente d’un exemplaire comparable remonte à plusieurs décennies, et les spécialistes estiment qu’une mise aux enchères aujourd’hui battrait tous les records. La Type 57SC Atlantic, quant à elle, a vu un exemplaire se vendre aux alentours de 30 à 40 millions de dollars dans les années 2010. Le musée en détient un exemplaire qui n’a évidemment pas de prix, puisqu’il est classé patrimoine national.
Il faut ajouter à cela les centaines d’autres véhicules : les Bugatti de course Type 35 (environ 500 000 à 3 millions d’euros pièce selon l’état et l’historique), les Mercedes de prestige, les Rolls-Royce d’époque et les raretés comme les Gordini ou les voitures anglaises anciennes présentes dans la collection. Mais cette estimation reste théorique : la collection est propriété de l’État français depuis 1982, elle est donc inaliénable et ne sera jamais mise en vente. C’est ce qui en fait un trésor national au sens propre du terme.
Le Musée National de l’Automobile à Mulhouse aujourd’hui
L’histoire du passage de collection privée à musée public est en elle-même un récit captivant. En 1976, alors que les usines textiles des Schlumpf sont en faillite, les ouvriers en grève découvrent l’existence de la collection secrète. La stupéfaction est immense : pendant que les salaires stagnaient, des fortunes étaient investies dans des voitures cachées derrière les murs d’une filature. Les syndicats occupent le site et ouvrent les portes au public en mars 1977, rebaptisant symboliquement le lieu « Musée des Travailleurs ».
Les frères Schlumpf fuient en Suisse pour échapper aux poursuites judiciaires. Après plusieurs années de procédures, la collection est finalement classée Monument Historique en 1978, puis rachetée par une association créée à cet effet. En 1982, elle devient propriété de l’État français via le ministère de la Culture, qui la confie à la gestion de la ville de Mulhouse. Le musée est officiellement baptisé Musée National de l’Automobile, Collection Schlumpf.
Depuis, le site n’a cessé d’évoluer. En 2006, un grand programme de rénovation transforme l’espace en Cité de l’Automobile, avec une scénographie moderne, des espaces interactifs et un circuit automobile en extérieur. Le musée s’étend sur plus de 25 000 m², ce qui en fait l’un des plus grands musées automobiles au monde. Chaque année, environ 200 000 visiteurs franchissent ses portes, venus de France et de toute l’Europe.
L’espace est organisé en plusieurs sections thématiques : la course automobile, le quotidien et la route, les chefs-d’œuvre du luxe et l’aventure automobile. Pour les passionnés comme moi, c’est un parcours émotionnel autant que culturel. On passe d’une Volkswagen Coccinelle à une Bugatti Royale en quelques pas, et cette juxtaposition raconte merveilleusement l’histoire sociale de l’automobile.

Informations pratiques : tarifs, horaires et durée de visite
Avant de prendre la route pour Mulhouse, voici les informations essentielles que j’aurais aimé connaître lors de ma première visite. Le tarif adulte se situe généralement entre 18 et 20 €. Des réductions existent pour les jeunes, les étudiants, les familles nombreuses et les détenteurs de certaines cartes touristiques. Je vous recommande de consulter le site officiel de la Cité de l’Automobile pour vérifier les tarifs actualisés, car ils peuvent varier selon la saison et les expositions temporaires.
| Catégorie | Tarif indicatif | Observations |
|---|---|---|
| Adulte plein tarif | 18 à 20 € | Accès à toutes les collections permanentes |
| Jeune (7-17 ans) | 10 à 12 € | Gratuit pour les moins de 7 ans |
| Tarif réduit (étudiant, senior) | 14 à 16 € | Sur présentation d’un justificatif |
| Famille (2 adultes + 2 enfants) | environ 50 € | Formule avantageuse à vérifier sur place |
| Pass Musées Alsace | inclus | Accès illimité pendant la durée du pass |
Concernant la durée de visite, prévoyez un minimum de 2 à 3 heures pour un parcours complet. Les vrais passionnés y passent facilement une demi-journée, surtout s’ils profitent du circuit automobile en extérieur (accessible selon la saison). Mon conseil : arrivez à l’ouverture pour profiter des premières heures au calme. Les fins de matinée et les après-midi du week-end sont souvent les créneaux les plus fréquentés.
Le musée est situé au 192 avenue de Colmar, 68100 Mulhouse. Il est facilement accessible en voiture depuis l’autoroute A36 et dispose d’un grand parking gratuit. La gare de Mulhouse est à environ 15 minutes en tramway. Si vous planifiez un week-end automobile en Alsace, vous pouvez aussi visiter le Musée du Chemin de Fer et l’Écomusée d’Alsace, qui se trouvent à proximité. Et si vous êtes amateur de youngtimers, gardez l’œil ouvert : les dernières salles du musée présentent des modèles des années 1970 et 1980 qui raviront les nostalgiques.
Les voitures de collection les plus recherchées exposées au musée
On me demande régulièrement quelles sont les voitures de collection les plus recherchées que l’on peut voir au musée. Voici mon top personnel, forgé par des décennies de pratique en restauration et une connaissance intime du marché.
En tête, les Bugatti Type 35 et leurs dérivées dominent le classement mondial des voitures de course pré-guerre les plus convoitées. Le musée en expose plusieurs variantes, dont la Type 35B à compresseur. Sur le marché, un exemplaire authentique avec un historique de course documenté dépasse régulièrement les 2 millions d’euros.
Les Mercedes-Benz SSK et SS figurent parmi les grands-tourisme les plus recherchés de l’entre-deux-guerres. Leur moteur suralimenté et leur ligne agressive en font des icônes absolues. Les Rolls-Royce Silver Ghost d’avant 1920 attirent quant à elles les collectionneurs anglo-saxons prêts à débourser plusieurs millions pour un exemplaire en état concours.
Plus accessibles mais tout aussi fascinantes, les Ferrari 250 et 275 GTB présentes dans la collection rappellent que l’excellence automobile ne se limite pas à l’avant-guerre. Les amateurs de BMW anciennes noteront aussi la présence de modèles allemands remarquables. Et pour ceux qui pensent que la collection se limite au prestige, les Citroën 2CV et autres voitures populaires exposées rappellent que l’automobile de collection embrasse toutes les gammes.
Ce que j’apprécie particulièrement dans la scénographie du musée, c’est la mise en contexte. Chaque véhicule est accompagné de panneaux explicatifs détaillant son histoire, ses spécificités techniques et son importance dans l’évolution automobile. Pour un passionné qui envisage de se lancer dans la recherche de voitures anciennes à acheter, c’est une excellente formation visuelle qui permet de développer son œil et de comprendre ce qui fait la valeur d’un véhicule de collection.
Pourquoi la Cité de l’Automobile mérite le détour
Après plus d’une dizaine de visites au fil des années, je continue à trouver de nouvelles raisons de retourner à Mulhouse. La collection automobile Schlumpf n’est pas un musée figé : les expositions temporaires se renouvellent régulièrement, des événements sont organisés tout au long de l’année et la Cité de l’Automobile propose désormais des expériences immersives et des animations interactives, notamment pour les familles.
Pour les restaurateurs comme moi, c’est aussi une source d’inspiration technique inépuisable. Observer de près les finitions d’une carrosserie Figoni et Falaschi, étudier la mécanique d’un moteur Bugatti à huit cylindres ou admirer la sellerie d’une Rolls-Royce d’époque permet de mieux comprendre les standards d’excellence auxquels nous devons aspirer dans notre propre travail. J’ai souvent photographié des détails de montage au musée pour les reproduire dans mon atelier près de Lyon.
Le musée joue également un rôle de préservation du patrimoine essentiel. Sans le classement de la collection, nombre de ces véhicules auraient été dispersés aux quatre coins du monde lors de ventes aux enchères. Grâce à la détermination des ouvriers, des syndicalistes et des pouvoirs publics, ce patrimoine reste accessible à tous, à un prix d’entrée modeste. C’est un cas unique en Europe où une collection privée de cette envergure est devenue un bien public. Comme le précise la fiche Wikipédia du Musée National de l’Automobile, l’ensemble est classé au titre des Monuments Historiques.
Si vous êtes passionné d’automobile ancienne, la visite de la Cité de l’Automobile devrait figurer sur votre liste. Et si vous lisez des magazines spécialisés youngtimer, vous avez sans doute déjà vu des reportages sur ce lieu mythique. Rien ne remplace cependant l’émotion de se retrouver face à ces voitures en vrai, sous les fameux lampadaires dorés que Fritz Schlumpf avait fait installer dans son entrepôt secret, et qui sont restés en place dans le musée comme un rappel de cette histoire extraordinaire.
Que vous soyez collectionneur chevronné, amateur éclairé ou simplement curieux, la collection automobile Schlumpf à Mulhouse est une expérience qui marque durablement. Dans mon parcours de restaurateur, peu de lieux m’ont autant inspiré, et je suis convaincu qu’il en sera de même pour vous.
À retenir
- Prévoyez au minimum 2 à 3 heures de visite pour apprécier l’ensemble de la collection
- Vérifiez les tarifs et horaires actualisés sur le site officiel de la Cité de l’Automobile avant votre venue
- Arrivez à l’ouverture en semaine pour profiter du musée au calme, surtout en période estivale
- Pensez au Pass Musées d’Alsace si vous prévoyez de visiter d’autres sites de la région
- Photographiez les détails techniques des véhicules : c’est une mine d’inspiration pour tout amateur de voitures anciennes
Questions fréquentes
Quelle est la valeur de la collection Schlumpf ?
La valeur globale de la collection est estimée entre 500 millions et plus d’un milliard d’euros. Les deux Bugatti Royale Type 41 représentent à elles seules une part considérable de cette estimation, chacune pouvant valoir entre 30 et 100 millions d’euros. Cependant, la collection étant propriété de l’État français et classée Monument Historique, elle est inaliénable et ne peut être vendue.
Comment les frères Schlumpf ont-ils fait pour collectionner autant de voitures ?
Les frères Schlumpf ont financé leurs achats grâce aux bénéfices de leur empire textile alsacien. Fritz Schlumpf a profité d’une période, entre 1961 et 1965, où les voitures anciennes se négociaient à des prix bien inférieurs aux cours actuels. Il a racheté des collections entières, notamment celle de l’Américain John Shakespeare, et a mis en place un réseau d’intermédiaires à travers l’Europe pour repérer chaque véhicule disponible.
Quelle est l’histoire de la collection Schlumpf ?
Les frères Hans et Fritz Schlumpf, industriels textiles à Mulhouse, ont secrètement rassemblé plus de 400 voitures entre les années 1950 et 1970 dans une filature désaffectée. En 1976, lors de la faillite de leurs usines, les ouvriers en grève découvrent la collection cachée. Le site est ouvert au public en 1977, classé Monument Historique en 1978, puis racheté par l’État en 1982 pour devenir le Musée National de l’Automobile.
Quelles sont les 10 voitures de collection les plus recherchées visibles au musée ?
Parmi les modèles les plus recherchés exposés, on trouve les Bugatti Royale Type 41, la Bugatti Type 57SC Atlantic, les Bugatti Type 35B de course, les Mercedes-Benz SSK, les Rolls-Royce Silver Ghost, les Hispano-Suiza, les Maserati de compétition, les Ferrari 250, les Gordini de course et les Panhard d’exception. Chacun de ces modèles représente un sommet dans l’histoire de l’automobile et atteint des valorisations de plusieurs millions d’euros sur le marché.
Combien de temps dure la visite du musée de Mulhouse ?
Prévoyez un minimum de 2 à 3 heures pour un parcours complet des collections permanentes. Les passionnés d’automobile y consacrent facilement une demi-journée, notamment en profitant du circuit automobile en extérieur et des expositions temporaires. Pour une visite approfondie avec lecture des panneaux explicatifs et photographies, comptez 4 heures.
Le musée est-il adapté aux familles avec enfants ?
Oui, la Cité de l’Automobile propose des espaces interactifs et des animations pensés pour les familles. Les enfants de moins de 7 ans bénéficient de l’entrée gratuite. Des ateliers pédagogiques sont régulièrement organisés pendant les vacances scolaires. Le circuit automobile en extérieur, où l’on peut monter à bord de certains véhicules, plaît particulièrement aux jeunes visiteurs.
Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.