Top 10 des voitures italiennes anciennes les plus désirées

Dans cet article

  • La Ferrari 250 GTO détient le record mondial aux enchères avec plus de 48 millions d’euros
  • Une Alfa Romeo Giulietta Sprint en bon état se négocie aujourd’hui entre 35 000 et 80 000 € selon la série
  • Les voitures italiennes anciennes des années 1950 à 1970 concentrent l’essentiel de la demande des collectionneurs
  • Des marques disparues comme Autobianchi, De Tomaso ou Innocenti offrent encore des opportunités d’achat accessibles
  • Le budget restauration d’une ancienne voiture italienne varie de 15 000 à plus de 100 000 € selon le modèle et l’état
  • Les décapotables italiennes comme la Fiat 124 Spider connaissent une hausse de cote de 10 à 15 % par an depuis 2022

En vingt-cinq ans de restauration dans mon atelier près de Lyon, j’ai eu entre les mains des centaines de véhicules de toutes origines. Pourtant, chaque fois qu’une voiture italienne ancienne franchit la porte de mon garage, l’émotion est différente. Il y a quelque chose d’unique dans le design transalpin : une élégance instinctive, des lignes sculptées par des carrossiers de génie, et une mécanique qui chante littéralement quand on la sollicite. L’Italie n’a pas seulement construit des voitures, elle a créé des œuvres d’art roulantes.

Je vous propose aujourd’hui un tour d’horizon complet des modèles italiens les plus convoités par les collectionneurs, enrichi de mes retours d’expérience en atelier. Que vous soyez passionné en quête de votre première ancienne voiture italienne ou collectionneur aguerri, ce guide vous aidera à comprendre ce qui rend ces machines si spéciales, et surtout, à faire les bons choix.

Pourquoi la voiture italienne ancienne fascine autant

La fascination pour la voiture ancienne italienne repose sur trois piliers que je constate quotidiennement dans mon métier. D’abord, le design : des maisons comme Pininfarina, Bertone, Zagato ou Giugiaro ont dessiné les plus belles carrosseries de l’histoire automobile. Ces noms ne sont pas de simples sous-traitants ; ce sont des artistes qui ont défini les canons esthétiques de l’automobile mondiale pendant des décennies.

Ensuite, la mécanique. Les ingénieurs italiens ont toujours privilégié le plaisir de conduite. Double arbre à cames en tête chez Alfa Romeo dès les années 1950, moteurs à plat chez Lancia, V12 mythiques chez Ferrari : chaque constructeur a développé une signature technique reconnaissable entre mille. Dans mon atelier, quand je refais un moteur Alfa Romeo bialbero, je suis toujours impressionné par la qualité de la conception d’origine.

Enfin, il y a la rareté. Contrairement aux productions allemandes ou françaises de grande série, beaucoup de modèles italiens ont été fabriqués en quantités limitées. Une Lancia Aurelia B24 Spider, par exemple, n’a été produite qu’à 761 exemplaires. Cette rareté naturelle alimente la désirabilité et soutient la cote sur le long terme.

La Lamborghini Miura, première supercar de l'histoire, née en 1966 à Sant'Agata Bolognese
La Lamborghini Miura, première supercar de l’histoire, née en 1966 à Sant’Agata Bolognese

Mon top 10 des voitures italiennes anciennes les plus désirées

Après des années passées à restaurer, expertiser et admirer ces machines, voici mon classement personnel des dix italiennes les plus convoitées. Ce classement tient compte à la fois de la désirabilité auprès des collectionneurs, de la cote actuelle et du plaisir de conduite réel.

1. Ferrari 250 GTO (1962-1964)

La reine incontestée. Avec seulement 36 exemplaires produits, la 250 GTO est la voiture la plus chère jamais vendue aux enchères : plus de 48 millions d’euros en 2018. Son V12 de 3 litres développe 300 ch et sa carrosserie dessinée par Bizzarrini est d’une beauté absolue. Je n’en ai jamais restauré une (leur valeur les place dans un cercle très fermé d’ateliers spécialisés), mais j’ai eu la chance d’en approcher deux lors de concours d’élégance.

2. Alfa Romeo Giulietta Sprint (1954-1965)

C’est la voiture qui a démocratisé le grand tourisme italien. Son moteur bialbero 1300 cm³ est un bijou mécanique, et la carrosserie Bertone reste intemporelle. J’en ai restauré une dizaine au fil des ans ; c’est un modèle que je recommande souvent aux collectionneurs qui débutent. Comptez entre 35 000 et 80 000 € pour un exemplaire en bon état.

3. Lancia Aurelia B24 Spider (1954-1955)

La B24 Spider, avec son pare-brise panoramique et ses lignes signées Pininfarina, incarne l’élégance italienne des années 1950. Sa mécanique V6 à 60° était révolutionnaire pour l’époque. Les exemplaires en état concours dépassent aujourd’hui les 500 000 €.

4. Lamborghini Miura (1966-1973)

La première supercar de l’histoire, tout simplement. Son V12 transversal en position centrale arrière a bouleversé les codes de l’automobile de sport. La ligne, signée Marcello Gandini chez Bertone, est encore aujourd’hui considérée comme l’une des plus belles jamais tracées. Les modèles SV atteignent régulièrement les 2 à 3 millions d’euros.

5. Fiat 500 (1957-1975)

On pourrait croire que la Fiat 500 est trop populaire pour figurer dans ce classement. Détrompez-vous : la « Cinquecento » est devenue un véritable objet de collection. Les premières séries à toit ouvrant, surtout les versions Abarth, s’arrachent. J’ai restauré des dizaines de Fiat 500 ; c’est un véhicule attachant, accessible (à partir de 8 000 € pour un projet) et idéal pour s’initier à la mécanique ancienne.

6. Ferrari 275 GTB (1964-1968)

Moins médiatique que la 250 GTO mais tout aussi désirable pour les connaisseurs. Son V12 de 3,3 litres et sa transmission transaxle en font une GT d’exception. Les versions à quatre arbres à cames (275 GTB/4) sont particulièrement recherchées, avec des cotes dépassant 3 millions d’euros.

7. Alfa Romeo Spider « Duetto » (1966-1993)

Rendue célèbre par le film Le Lauréat avec Dustin Hoffman, l’Alfa Spider est sans doute la voiture italienne ancienne décapotable la plus iconique. Les premières séries « osso di seppia » (os de seiche) sont les plus recherchées. C’est un modèle que je vois très souvent en restauration : agréable à conduire, relativement fiable et dont les pièces restent disponibles.

8. Maserati Ghibli (1967-1973)

Le Ghibli est une GT d’exception avec son V8 de 4,7 litres et sa carrosserie Giugiaro. Longtemps sous-cotée par rapport aux Ferrari de la même époque, elle connaît une hausse de valeur significative depuis cinq ans. Un choix judicieux pour qui cherche une voiture ancienne italienne d’exception sans atteindre les sommets tarifaires de Maranello.

9. Fiat 124 Spider (1966-1985)

Dessinée par Pininfarina, la 124 Spider est la GT populaire par excellence. Son moteur double arbre à cames offre un plaisir de conduite remarquable pour son prix. C’est l’une des voitures italiennes anciennes décapotables les plus accessibles du marché, avec des exemplaires corrects à partir de 15 000 €. Attention toutefois à la corrosion : c’est le point faible récurrent que je traite en atelier.

10. Lancia Fulvia Coupé (1965-1976)

La Fulvia Coupé, surtout dans sa version 1.6 HF, est un régal de conduite. Son moteur V4 à étroit angle est une merveille d’ingénierie Lancia, et sa tenue de route avec la traction avant surprend encore aujourd’hui. Ses victoires en rallye, notamment au Monte-Carlo, en font une pièce de collection très prisée. Comptez entre 25 000 et 60 000 € selon la version et l’état.

Modèle Années Cote estimée 2026 Exemplaires produits Niveau de difficulté restauration
Ferrari 250 GTO 1962-1964 40 à 55 M€ 36 Extrême (atelier spécialisé)
Alfa Romeo Giulietta Sprint 1954-1965 35 000 à 80 000 € ~27 000 Modéré
Lancia Aurelia B24 Spider 1954-1955 400 000 à 700 000 € 761 Élevé
Lamborghini Miura 1966-1973 1,5 à 3 M€ 764 Élevé
Fiat 500 1957-1975 8 000 à 35 000 € ~3 800 000 Facile
Ferrari 275 GTB 1964-1968 2 à 4 M€ ~450 Élevé
Alfa Romeo Spider Duetto 1966-1993 25 000 à 90 000 € ~124 000 Modéré
Maserati Ghibli 1967-1973 250 000 à 500 000 € 1 274 Élevé
Fiat 124 Spider 1966-1985 15 000 à 45 000 € ~200 000 Modéré
Lancia Fulvia Coupé 1965-1976 25 000 à 60 000 € ~140 000 Modéré à élevé

Les grandes marques de voitures italiennes : panorama complet

Quand on me demande quelles sont les marques de véhicules italiennes, je prends toujours le temps d’expliquer que l’Italie a produit un nombre extraordinaire de constructeurs pour un pays de cette taille. Voici les principales marques qui ont façonné l’histoire de l’automobile transalpine :

Ferrari reste évidemment la plus prestigieuse. Fondée en 1947 par Enzo Ferrari à Maranello, la marque au cheval cabré incarne le summum de la voiture de sport. Alfa Romeo, née en 1910 à Milan, est peut-être la marque qui offre le meilleur rapport émotion/prix en collection. Lancia, fondée en 1906, a toujours été l’intellectuelle de la bande, avec des innovations techniques en avance sur son temps (première carrosserie autoporteuse de série avec la Lambda en 1922).

Maserati, créée à Bologne en 1914 par les frères Maserati, propose des GT qui rivalisent avec Ferrari dans un registre plus feutré. Lamborghini, le trublion fondé en 1963 par Ferruccio Lamborghini (un fabricant de tracteurs !), a redéfini le concept de supercar. Fiat, le géant turinois fondé en 1899, a motorisé l’Italie entière tout en produisant des modèles sportifs remarquables. Comme je le rappelle souvent à mes clients, les voitures américaines des années 70 misaient sur la puissance brute là où les italiennes privilégiaient la finesse.

N’oublions pas De Tomaso, Abarth (le sorcier des petites cylindrées), Pagani dans la période moderne, ou encore Iso Rivolta qui mariait châssis italien et moteur américain. La richesse de ce tissu industriel est unique au monde et explique pourquoi la marque voiture italienne ancienne reste un sujet inépuisable pour les passionnés.

La Fiat 500, symbole de l'Italie d'après-guerre devenue pièce de collection prisée
La Fiat 500, symbole de l’Italie d’après-guerre devenue pièce de collection prisée

Marques automobiles italiennes disparues : trésors oubliés

L’une des questions que l’on me pose le plus souvent est : quelle marque automobile italienne a disparu ? La réponse est malheureusement longue, car plusieurs constructeurs remarquables n’ont pas survécu aux crises économiques et aux rachats successifs.

Autobianchi (1955-1995) est sans doute la plus connue des marques disparues. Née d’une alliance entre Bianchi, Fiat et Pirelli, elle a produit des voitures innovantes comme la Primula (première traction avant du groupe Fiat) et la mythique A112 Abarth. Ces petites sportives se négocient aujourd’hui entre 8 000 et 20 000 € et représentent d’excellentes opportunités d’achat pour les collectionneurs avisés.

De Tomaso (1959-2012) a connu une histoire tumultueuse. Fondée par l’Argentin Alejandro de Tomaso à Modène, la marque a produit des GT spectaculaires comme la Mangusta et la Pantera, cette dernière équipée d’un V8 Ford. La Pantera reste très recherchée sur le marché de la voiture italienne ancienne à vendre, avec des prix oscillant entre 100 000 et 250 000 €.

Innocenti (1947-1997) a d’abord assemblé des Austin-Healey Sprite et des Mini sous licence avant de développer ses propres modèles. Les Innocenti Mini Cooper sont devenues des pièces de collection intéressantes. Iso Rivolta (1953-1974), Bizzarrini (1964-1969), OSCA (1947-1967, fondée par les frères Maserati après avoir quitté leur propre marque) : autant de noms qui font rêver les spécialistes. Pour en savoir plus sur d’autres constructeurs méconnus, je vous invite à découvrir mon article sur les voitures anciennes russes, un autre univers passionnant de marques oubliées.

Selon la page dédiée aux constructeurs automobiles sur Wikipédia, l’Italie compte plus de 80 marques automobiles ayant existé au cours de son histoire, dont une majorité a aujourd’hui cessé toute activité.

Voitures mythiques des années 1950 à 1960 : l’âge d’or italien

Si l’on me demande quelles sont les voitures mythiques des années 1950 à 1960, ma réponse est sans hésitation : c’est la période la plus féconde de l’automobile italienne. Ces deux décennies ont vu naître des chefs-d’œuvre qui définissent encore aujourd’hui notre vision de la voiture de sport et de la GT.

Les années 1950 ont été marquées par l’émergence de la Lancia Aurelia (1950), premier véhicule de série équipé d’un V6 au monde, et de l’Alfa Romeo Giulietta (1954), qui a transformé Alfa Romeo en constructeur de volume. Côté prestige, la Ferrari 250 Europa puis la 250 GT ont posé les bases de la légende de Maranello. C’est aussi la décennie où Maserati a brillé en Formule 1 avec Juan Manuel Fangio au volant de la 250F, championne du monde en 1957.

Les années 1960 représentent l’apogée absolue. La Ferrari 250 GTO (1962) domine les circuits, la Lamborghini 350 GT (1964) puis la Miura (1966) révolutionnent le concept de supercar. L’Alfa Romeo Giulia Sprint GTA règne sur les courses de tourisme européennes. La Fiat Dino, équipée d’un V6 Ferrari, offre le prestige de Maranello à un prix (relativement) accessible.

Cette époque dorée a aussi vu naître des modèles plus accessibles qui sont aujourd’hui très recherchés : la Fiat 850 Spider, l’Autobianchi A112, ou la Lancia Fulvia. Ces véhicules de la voiture italienne année 70 (pour les versions tardives) restent les portes d’entrée les plus agréables dans le monde de la collection italienne. D’ailleurs, cette époque a aussi produit des modèles français remarquables, comme je le détaille dans mon article sur les Renault anciennes des années 1960.

Acheter une voiture italienne ancienne : conseils pratiques

Après avoir accompagné des dizaines d’acheteurs dans leur recherche d’une voiture italienne ancienne à vendre, je peux vous donner quelques conseils essentiels tirés de mon expérience en atelier.

Priorité numéro un : la corrosion. C’est le fléau des italiennes anciennes. Fiat, Lancia et Alfa Romeo ont utilisé pendant des décennies des tôles fines et des traitements anticorrosion insuffisants. Avant tout achat, faites inspecter les bas de caisse, les passages de roue, le plancher et les longerons. Un contrôle au marbre peut révéler des réparations structurelles mal réalisées. J’ai vu des voitures magnifiques en surface qui cachaient des dessous catastrophiques.

Deuxième point : l’authenticité. Sur les modèles cotés, la correspondance des numéros (matching numbers) entre le châssis, le moteur et la boîte de vitesses fait une différence considérable sur la valeur. Une Ferrari 275 GTB « matching » vaut facilement le double d’un exemplaire dont le moteur a été remplacé. Pour les modèles plus courants comme l’Alfa Spider ou la Fiat 124, c’est moins critique, mais vérifiez toujours le carnet d’entretien et l’historique.

Troisième conseil : la disponibilité des pièces. Avant de vous engager, renseignez-vous sur la facilité d’approvisionnement en pièces détachées. Les Alfa Romeo et Fiat sont plutôt bien servies grâce à des réseaux de fournisseurs actifs. Les Lancia et Maserati peuvent poser plus de problèmes. Pour les modèles rares, prévoyez de faire fabriquer certaines pièces sur mesure, ce qui impacte fortement le budget. Je conseille toujours de consulter un spécialiste en restauration de voiture ancienne avant de finaliser un achat.

Pensez aussi aux démarches administratives : pour les véhicules de plus de 30 ans, la carte grise véhicule de collection offre des avantages non négligeables, notamment l’exemption de certaines restrictions de circulation. N’hésitez pas à consulter mon guide pour demander une carte grise collection. Et surtout, avant de signer, relisez mes conseils sur les pièges à éviter sur les annonces de voitures anciennes.

Réglage des carburateurs Weber sur un moteur Alfa Romeo bialbero en atelier de restauration
Réglage des carburateurs Weber sur un moteur Alfa Romeo bialbero en atelier de restauration

Restauration et entretien spécifiques aux italiennes

En vingt-cinq ans de métier, j’ai développé une connaissance intime des particularités mécaniques des voitures italiennes. Voici ce que je constate le plus souvent en atelier.

Les moteurs Alfa Romeo bialbero (double arbre à cames en tête) sont des merveilles de conception, mais ils exigent un réglage précis de la distribution. Le calage des arbres à cames sur un moteur 1600 ou 1750 ne pardonne pas l’approximation. Je recommande de confier cette opération à un mécanicien expérimenté sur ces moteurs. Le jeu aux soupapes doit être vérifié tous les 10 000 km environ.

Les boîtes de vitesses italiennes, notamment les Porsche-design montées sur certaines Alfa Romeo et Fiat, sont robustes mais nécessitent une huile de qualité. J’utilise systématiquement une huile minérale 80W-90 GL4 (jamais de GL5 qui attaque les synchroniseurs en laiton). La commande de boîte, souvent à rallonge sur les modèles à moteur avant et transmission arrière, demande un réglage minutieux pour obtenir une précision de passage acceptable.

L’électricité est souvent le point noir des italiennes. Les faisceaux électriques vieillissent mal, les connecteurs s’oxydent, et les masses sont parfois approximatives d’origine. Sur chaque restauration, je refais systématiquement le faisceau principal et j’ajoute des relais sur les circuits de phares et de ventilateur. C’est un investissement modeste (entre 500 et 1 500 € selon le modèle) qui transforme la fiabilité au quotidien.

Pour l’entretien courant, le respect du carnet d’entretien d’origine reste la meilleure base, en adaptant les intervalles à un usage moderne (moins de kilomètres mais parfois de longues périodes d’immobilisation). Le contrôle technique des voitures de collection est d’ailleurs une bonne occasion de faire un point complet sur l’état général du véhicule. Selon les informations du site Service-public.fr sur le contrôle technique, les véhicules de collection bénéficient d’un régime spécifique avec une périodicité de cinq ans.

Cote, investissement et perspectives du marché

Le marché de la voiture italienne ancienne a connu des évolutions significatives ces dernières années. Après la flambée spéculative de 2014-2016 sur les Ferrari et Porsche de collection, le marché s’est assaini. Les prix des modèles les plus prestigieux se sont stabilisés à des niveaux élevés, tandis que les véhicules de milieu de gamme connaissent une progression régulière de 5 à 10 % par an.

Les segments les plus dynamiques en 2026 sont clairement les décapotables des années 1960-1970 (Alfa Spider, Fiat 124 Spider, Fiat Dino Spider) et les petites sportives (Abarth 595/695, Autobianchi A112 Abarth, Fiat 850 Coupé). Ces modèles attirent une nouvelle génération de collectionneurs, séduite par des prix d’entrée accessibles et un plaisir de conduite immédiat.

À l’inverse, certains modèles que je considère comme sous-évalués méritent votre attention. La Lancia Flaminia Coupé, la Fiat 2300 S Coupé de Ghia, ou la Maserati Mistral sont des GT d’exception dont les cotes ne reflètent pas encore pleinement la qualité et la rareté. Pour ceux qui recherchent un investissement malin, ces modèles offrent un potentiel de plus-value intéressant à moyen terme.

Un conseil que je donne systématiquement : n’achetez jamais une voiture de collection uniquement comme placement financier. Le rendement est aléatoire et les frais d’entretien, de stockage et d’assurance sont réels. Achetez d’abord avec le cœur, conduisez votre voiture, participez à des concentrations de voitures anciennes et profitez des salons automobiles. Si la cote monte, c’est un bonus ; mais le vrai retour sur investissement, c’est le plaisir. D’ailleurs, la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE) est une ressource précieuse pour tout propriétaire de véhicule ancien, notamment pour les démarches d’attestation et les événements.

À retenir

  • Inspectez toujours la corrosion des bas de caisse et longerons avant d’acheter une italienne ancienne
  • Vérifiez la correspondance des numéros (matching numbers) sur les modèles cotés : la différence de valeur peut atteindre 50 %
  • Prévoyez un budget restauration de 15 000 à 100 000 € selon le modèle et l’état d’origine
  • Privilégiez les modèles dont les pièces détachées restent disponibles (Alfa Romeo, Fiat) pour votre première acquisition
  • Faites établir une carte grise collection pour les véhicules de plus de 30 ans afin de bénéficier des exemptions de circulation

Questions fréquentes


Quelles sont les anciennes marques de voitures italiennes ?

L’Italie compte un patrimoine automobile exceptionnel avec des marques historiques comme Ferrari (1947), Alfa Romeo (1910), Lancia (1906), Maserati (1914), Lamborghini (1963), Fiat (1899), Abarth (1949), De Tomaso (1959), Autobianchi (1955), Innocenti (1947), Iso Rivolta (1953), Bizzarrini (1964), OSCA (1947), Cisitalia (1946) et Pagani (1992). Beaucoup de ces marques ont disparu ou ont été absorbées par des groupes plus importants au fil des décennies.

Quelles sont les marques de véhicules italiennes ?

Les marques de véhicules italiennes encore actives aujourd’hui incluent Ferrari, Lamborghini, Maserati, Alfa Romeo, Fiat, Abarth, Pagani et Dallara. Le groupe Stellantis (né de la fusion Fiat-Chrysler et PSA) regroupe plusieurs de ces marques. Dans le segment du luxe et de la performance, Ferrari et Lamborghini restent indépendantes et continuent de produire des modèles qui perpétuent la tradition italienne d’excellence mécanique et esthétique.

Quelles sont les voitures mythiques des années 1950 à 1960 ?

Les voitures italiennes mythiques de cette période incluent la Ferrari 250 GTO (1962), la Lancia Aurelia B24 Spider (1954), l’Alfa Romeo Giulietta Sprint (1954), la Lamborghini Miura (1966), la Fiat 500 (1957), la Ferrari 275 GTB (1964), l’Alfa Romeo Giulia Sprint GTA (1965), la Maserati 3500 GT (1957), la Lancia Flaminia (1957) et la Fiat Dino (1966). Ces deux décennies représentent l’âge d’or du design automobile italien, porté par les grands carrossiers Pininfarina, Bertone et Zagato.

Quelle marque automobile italienne a disparu ?

Plusieurs marques automobiles italiennes ont disparu au fil des décennies. Les plus notables sont Autobianchi (cessé en 1995), De Tomaso (fermé en 2012), Innocenti (arrêt en 1997), Iso Rivolta (cessé en 1974), Bizzarrini (fermé en 1969), OSCA (arrêt en 1967) et Cisitalia (cessé en 1965). Lancia, bien que techniquement encore active, a considérablement réduit sa gamme et ne produit plus de modèles sportifs depuis les années 1990, ce qui en fait une marque « fantôme » pour beaucoup de passionnés.

Quel budget prévoir pour acheter une voiture italienne ancienne ?

Le budget varie considérablement selon le modèle. Pour débuter, une Fiat 500 en état correct se trouve à partir de 8 000 €, une Fiat 124 Spider dès 15 000 €, et une Alfa Romeo Spider à partir de 25 000 €. Les modèles intermédiaires comme la Lancia Fulvia Coupé ou l’Alfa Romeo Giulietta Sprint se situent entre 25 000 et 80 000 €. Pour les modèles prestigieux (Ferrari, Lamborghini, Maserati des années 1960), les prix démarrent à 250 000 € et peuvent dépasser plusieurs millions d’euros. Ajoutez systématiquement 20 à 30 % du prix d’achat pour les frais de remise en état et les premières réparations.

Les voitures italiennes anciennes sont-elles fiables ?

La fiabilité des voitures italiennes anciennes est souvent sous-estimée quand elles sont correctement entretenues. Les mécaniques Alfa Romeo et Fiat sont robustes et bien conçues. Les principaux points de vigilance sont la corrosion (tôles fines et traitement anticorrosion insuffisant d’origine), l’électricité (faisceaux vieillissants, connecteurs oxydés) et les circuits de refroidissement. Avec un entretien régulier et préventif, une italienne ancienne bien restaurée peut parcourir des milliers de kilomètres sans souci majeur. Je recommande un contrôle complet tous les 5 000 km ou une fois par an minimum.


Philippe Moreau
Philippe Moreau

Philippe Moreau restaure des voitures anciennes depuis 25 ans dans son atelier près de Lyon. Spécialiste des véhicules français des années 1960 à 1980, il partage son expertise technique et sa passion pour le patrimoine automobile.